Faits divers Avec ses complices, Michaël aurait commis pas moins de 72 préventions.

Le tribunal correctionnel de Liège examine un dossier à charge de Michaël Neerdael, 33 ans, soupçonné d’avoir commis de nombreuses escroqueries et abus de confiance. Il n’est pas seul à devoir répondre de ces faits. Huit autres prévenus doivent ainsi répondre de pas moins de 72 préventions d’escroqueries, de faux, usage de faux, abus de confiance, détournements et blanchiment d’argent.

L’homme s’était fait connaître après avoir annoncé qu’il allait racheter le Standard pour 1,5 million d’euros et assurer la présidence du club d’Amay.

En tout, il aurait détourné trois millions d’euros entre 2011 et 2015, à travers des placements hasardeux. Il a proposé des projets immobiliers, des prêts, mais aussi des achats et des ventes de diamants. Certaines de ses victimes se sont retrouvées dans de gros soucis financiers. Certains ont perdu toutes leurs économies.

Lors de sa comparution devant la juge, le suspect a estimé qu’il s’agissait uniquement d’un problème de gestion. "Je pense que les projets étaient là et bien étudiés, mais je n’ai pas bien géré les choses. Les banques m’ont aussi fermé les portes."

Sur question du tribunal, Mickaël Neerdael a évoqué sa situation financière. Au moment des faits, il menait grand train et roulait dans des voitures de sport. "Tant que les sociétés ne sont pas toutes mises en faillite, je suis considéré comme indépendant à temps plein. C’est donc un peu difficile. Je revis chez mes parents. J’avais un peu droit au CPAS, mais comme je suis multipropriétaire, ils ne versent plus. Je n’ai plus droit au chômage."

Le tribunal entendra ensuite le réquisitoire et les plaidoiries en janvier 2020.