L’ex-complice de Marc Dutroux Michel Lelièvre a été libéré de la prison d’Ittre lundi, en fin de matinée. Il devrait s'établir à Bruxelles-Ville

Le lundi 30 septembre 2019, le tribunal de l’application des peines (TAP) de Bruxelles avait décidé de libérer l’ex-complice de Marc Dutroux, moyennant plusieurs conditions.

L’intéressé avait été condamné, en juin 2004, à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs, enlèvement d’enfants, séquestration et trafic de drogue. Celui qui servait d’homme de main à Marc Dutroux avait été reconnu coupable d’avoir aidé le psychopathe à enlever An et Eefje en 1995 à la côte belge (elles seront retrouvées mortes), ainsi que Sabine Dardenne (à Kain) et Laetitia Delhez (à Bertrix) l’été suivant. Ces deux dernières avaient pu être libérées vivantes de la cache de la maison de Dutroux, Marcinelle, en août 1996.

Interpellé le 13 août 1996, Michel Lelièvre avait tout nié. Il avait été libéré avant d’être rattrapé le soir même sur le quai de la gare de Charleroi  alors qu’il s’apprêtait à fuir en Slovaquie, où vivait sa compagne.

Il est incarcéré depuis ce jour-là, soit depuis plus de 23 ans. Michel Lelièvre, qui avait été précédemment condamné pour vols et usage de stupéfiants, était admissible depuis 2005 à la libération conditionnelle, qui lui a été refusée une première fois en 2011.

Le TAP de Bruxelles a accepté de le libérer quatre ans avant le “fond de peine” (prévu le 4 octobre 2023, date à laquelle il serait sorti sans plus aucun compte à rendre) à plusieurs conditions.

La principale était de trouver un logement dans les six mois à venir. Michel Lelièvre avait plusieurs fois tenté de trouver une adresse, en vain, essuyant un refus dès qu’il mentionnait son identité, notamment dans les maisons d’accueil.

Me Benjamine Bovy, l’avocate de Michel Lelièvre, avait précisé que la sortie de prison de son client n’aurait lieu que quand un bail immobilier aurait été signé.

L’ancien comparse de Dutroux est interdit de se rendre dans certains quartiers du Brabant flamand, du Limbourg, du Hainaut, de Liège, du Luxembourg et de Bruxelles (Ixelles, notamment), zones où vivent ou travaillent les victimes ou les membres des familles de adolescentes ou des fillettes qui n’ont pas survécu.

Selon nos confrères de Sudpresse, Michel Lelièvre aurait choisi de se fondre dans la masse d'une grande ville puisque c'est bel et bien à Bruxelles que l'ex complice de Dutroux devrait établir domicile... L'avocate de Michel Lelièvre n'est en mesure ni d'infirmer, ni de confirmer les informations du jour mais elle a indiqué que son client commencerait dans les prochains jours une formation en informatique.

La DH, de son côté, apprend que c'est à Bruxelles-ville (1000) que Lelièvre devrait s'installer.