Elle serait libérable à 16h si le ministère public ne se pourvoit pas en cassation.

Lundi, le tribunal d’application des peines (TAP) de Mons s’est prononcé en faveur de la libération de Michèle Martin. Elle serait libérable mardi à 16h si le ministère public, Jean-Claude Leys, ne se pourvoit pas en cassation.

Il s’agit de la quatrième requête de libération conditionnelle de Michèle Martin, impliquée dans l’affaire Dutroux, qui avait déjà introduit une première demande de libération en juin 2007, une seconde en 2008 puis en 2009. Toutes avaient été rejetées par le tribunal d’application des peines en raison, entre autres, de l’absence de plan de reclassement.

Le 26 avril 2011 Michèle Martin, 50 ans, était apparue furtivement encadrée des agents de sécurité. C’est souriante et visiblement confiante qu’elle s’était dirigée vers la salle d’audience. Les débats avaient duré plus de deux heures. Ses conseils s’étaient refusés à tout commentaire arguant du fait que le maintient en détention de leur cliente était dû entre autres à la pression médiatique. La date de la décision du tribunal avait d’ailleurs été maintenue secrète.

Maître Olivier Haenecour, conseil des parties civiles Jan Lambrechts père et fils, s’était opposé à sa libération. “La famille considère que Michèle Martin n’a jamais émis de regrets sincères” , avait déclaré l’avocat à sa sortie de l’audience.

Michèle Martin a été condamnée à 30 années de réclusion en 2004 pour association de malfaiteurs, enlèvements et séquestrations d’enfants avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort de Mélissa et Julie. Elle est maintenue en détention de puis 1996.



© La Dernière Heure 2011