Miguel Asensio Gonzales, un Liégeois de 22 ans qui avait été condamné à une peine de 8 ans de prison en première instance, sollicitera prochainement par l'intermédiaire de son avocat l'irrégularité des poursuites dans le dossier examiné désormais par la cour d'appel de Liège. La défense a mis au jour une irrégularité qui pourrait mettre la procédure à néant. Miguel Asensio Gonzales avait été condamné en 2010 à une peine d'un an de prison avec sursis et en octobre 2011 à 15 mois de prison pour des scènes de coups sur ses ex-compagnes. Dans un troisième dossier, il avait écopé d'une peine de 8 ans de prison en première instance pour des faits extrêmement graves. Son ex-petite amie, une Sérésienne de 21 ans, avait été ligotée, bâillonnée, rasée, frappée au visage et défigurée lors d'une scène de viol et de coups qui avait duré 4 heures.

Miguel Asensio Gonzales a comparu à l'audience de la cour d'appel entouré de 6 policiers du peloton anti-banditisme. L'affaire a fait l'objet d'une remise parce qu'un expert n'a pas encore rentré son rapport.

Le nouvel avocat du prévenu, Me Didier De Quévy, a entre-temps mis la main sur des pièces qui pourraient entraîner l'irrégularité de la procédure. Après avoir réalisé des recherches sur Facebook, il a mis en évidence que la victime s'était rapprochée d'un policier 6 mois avant les faits et qu'elle aurait eu une relation sentimentale avec celui-ci. C'est ce policier qui avait participé aux devoirs d'enquête en rédigeant notamment le premier procès-verbal de la plainte.

La défense sollicitera l'irrégularité de la procédure et va introduire une requête de mise en liberté de son client.

L'affaire sera examinée le 19 février par la cour d'appel.