La chasse à l'homme se poursuit ce jeudi pour tenter de retrouver Jürgen Conings, le militaire qui présente des sympathies d'extrême droite et serait potentiellement dangereux. Pour rappel, des roquettes ont notamment été retrouvées dans sa voiture abandonnée et il pourrait porter sur lui d'autres armes dangereuses. Jürgen Conings avait notamment menacé à mort le virologue Marc Van Ranst, qui a été placé en sécurité ainsi que sa famille.

Les recherches se concentrent sur un périmètre d'au moins 20km, a indiqué jeudi le directeur-coordinateur (DirCo) de la police fédérale limbourgeoise, Robin Minten, lors d'un bref moment de presse. "Nous voulons être minutieux dans notre travail de recherche et avancer en toute sécurité dans une zone parfois difficile d'accès en raison des forêts, des buissons et des plans d'eau", a-t-il expliqué, avant d'esquiver toute question relative à la présence ou non du militaire fugitif dans le parc national de la Haute Campine.

Le suspect y a en effet laissé sa voiture qui était piégée. D'après les médias flamands, une grenade attachée à des fils dans son véhicule menaçait d'exploser si les portières étaient ouvertes. C'est un chasseur qui a repéré le véhicule du militaire dans les bosquets d'une forêt de Dilsen-Stokkem. Un camarade de ce chasseur, venu regarder de plus près, avait par ailleurs eu les pneus de son véhicule transpercé par des chausse-trappes.

Ci-dessous, nous vous proposons les dernières informations concernant ce fait divers qui secoue la Flandre et la Belgique en général.

23h40 : Le ratissage du périmètre n'a rien donné. C'est ce qu'a confirmé le parquet fédéral. Peu avant minuit, le fugitif était donc toujours introuvable.

21h30 : Une enquête interne a été ouverte. Une enquête interne a été lancée au sein de la Défense pour mettre en évidences d'éventuelles "lacunes" dans le fonctionnement de ses services, a affirmé jeudi soir le "patron" de l'armée, l'amiral Michel Hofman. "Il y a peut-être des erreurs", a-t-il affirmé à l'agence Belga. L'enquête a été confiée à l'Inspecteur général de la Défense, le général-major Peter Devogelaere, a ajouté l'amiral Hofman, qui a souhaité disposer des résultats "au plus vite", sans vouloir préjuger des conclusions. Selon le chef de la Défense (Chod), cette enquête doit "mettre le doigt sur des lacunes ou des dysfonctionnements" au sein des Forces armées.

20h20 : Les fouilles se poursuivent. "Les opérations de recherche prennent du temps. Hier, nous avons rapidement balayé la zone et aujourd'hui, nous la fouillons de manière plus approfondie", a indiqué le directeur-coordinateur (DirCo) de la police fédérale limbourgeoise, Robin Minten. "Il risque d'y avoir encore beaucoup de questions sur la raison pour laquelle les recherches durent si longtemps mais comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un très grand parc naturel. C'est donc compliqué de faire une recherche rapidement", a-t-il expliqué en soulignant que les troupes mobilisées continueront à fouiller "aussi longtemps qu'il le faudra".

Aucune information n'a été donnée sur le périmètre qui a déjà été ratissé à ce stade.

" Nous verrons plus tard s'il est nécessaire de poursuivre les recherches pendant la nuit. Nous voulons absolument fouiller toute la zone et voir si l'on peut ensuite s'accorder une pause ou non. Nous ne savons en fait pas si la personne en fuite se cache ou se déplace", a spécifié Robin Minten, qui était encerclée par une foule de journalistes nationaux et étrangers à la porte d'entrée "De Salamander" du parc national de la Haute Campine.

18h40 : Des traces de campement auraient été découvertes pendant les fouilles. Selon Het Nieuwsblad, un emplacement de bivouac aurait été trouvé lors des recherches menées près de la Mechelse Heide. Plusieurs choses, appartenant peut-être à Jürgen Conings, auraient été découvertes. Il y aurait au moins une tente et un sac de couchage, mais le fugitif reste introuvable. Wenke Rogge, porte-parole du parquet fédéral, ne souhaite pas faire de commentaire. "Je ne confirme ni ne dément", a-t-il déclaré.

16h50 : Le parquet affirme qu'aucun coup de feu n'a été tiré par les forces de l'ordre hier. Selon lui, la demi-douzaine de coups de feu entendus hier pourrait provenir de chasseurs.

16h45: La N730 en direction d'As est fermée à la circulation. Elle était utilisée comme déviation pour les voitures qui devaient quitter la E314 vers Genk à Maasmechelen. La police demande également aux cyclistes qui longent la N730 de faire demi-tour.

© IPM

15h40: Des renforts continuent d'arriver. Des unités spéciales allemandes, luxembourgeoises et néerlandaises ont été repérées dans la région et vont participer aux recherches. Une colonne composée d'une dizaine de véhicules est partie en direction de Mechelse Heide, près du parc national de la Haute Campine. Plus tôt dans la journée, le bureau du procureur fédéral a annoncé que le parc national de la Haute Campine serait fouillé car les autorités soupçonnent que le soldat fugitif s'y cache.

Des policiers sont disposés tous les quelques mètres le long des routes régionales importantes telles que la N730 et la N75 et se tiennent prêts à agir en cas de besoin.

15h25: Des unités spéciales néerlandaises gardent la frontière. S'échapper aux Pays-Bas ne semble pas être une option pour le soldat en fuite.

15h20: Alexander De Croo a quant à lui assuré qu'il n'y avait pas de place pour les discours de haine ou le racisme en Belgique. "Les djihadistes, l'extrême droite, l'extrême gauche : tous veulent radicaliser leurs partisans en déshumanisant leurs adversaires. Ils veulent écarter tous ceux qui vivent différemment ou ont des idées différentes, en recourant à la violence si nécessaire", a déclaré le Premier ministre devant la Chambre. "Dans notre société, il n'y a pas de place pour les discours de haine ou le racisme débridé. L'incitation à la haine est inacceptable. Qu'il s'agisse de scientifiques, de virologues ou d'opposants politiques. C'est punissable par la loi et nous ne l'accepterons jamais. La répression est un élément, mais elle n'est jamais la solution totale. Une société inclusive est la seule solution à des problèmes comme celui-ci."

15h15: La ministre de la Défense promet des mesures sévères. Lors d'une intervention à la Chambre, Ludivine Dedonder a promis des mesures sévères contre les extrémistes et les fascistes au sein de l'armée belge. "A court terme, des mesures sévères seront prises, comme l'interdiction d'accès aux quartiers ou aux armureries, la suspension mais aussi, en cas de comportement incompatible avec le statut militaire, le licenciement."

14h45: L'opération de recherche massive à Wijgmaal, une banlieue de Louvain, s'est terminée vers 14h45, a confirmé le porte-parole de la police locale. Une colonne de véhicules était partie peu après 14 heures en direction de Herent (Brabant flamand), où le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven) aurait un appartement.

14h00: Des recherches sont également menées du côté de Louvain. La police de Louvain a lancé jeudi après-midi une opération de recherche de grande envergure près du fleuve à Wijgmaal, une section de la ville, a indiqué sur le réseau social Twitter le bourgmestre Mohamed Ridouani (Vooruit). Ce déploiement des forces de l'ordre serait lié à la cavale du militaire recherché Jürgen Conings. La police de Louvain est assistée par la zone de police voisine de HerKo (Herent-Kortenberg) et reçoit également un appui aérien de la police fédérale. On ne connait pas encore le nombre d'hommes mobilisés sur le terrain. "Une action de police est actuellement en cours dans les environs du fleuve à Wijgmaal. Il s'agit d'une action préventive, après un signalement en lien avec le soldat recherché", a écrit M. Ridouani. "Pas d'inquiétude à avoir, on assure nos arrières et on travaille en étroite collaboration avec les services de sécurité", a-t-il précisé.

A noter que le virologue Marc Van Ranst, qui est sur la liste des cibles de Jürgen Conings, a un appartement à Herent, également dans la région de Louvain. La police y serait également présente en masse.

13h45: Un important déploiement des forces militaires, de la police et des unités spéciales fédérales étaient à l'oeuvre vers 13h45 à la porte d'entrée "De Salamander" du parc national de la Haute Campine, où les recherches se poursuivent depuis mardi soir afin de retrouver le militaire armé en cavale. Un balayage complet du site devait avoir lieu dans les prochaines heures. Environ 400 hommes sont actuellement déployés, dont 150 de la Défense et 250 de la police, a indiqué le parquet fédéral. La Belgique a également demandé du renfort à ses pays voisins.

13h15: La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), bénéficie d'une protection supplémentaire, a indiqué jeudi midi son cabinet à l'agence Belga. Le cabinet s'est refusé à toute autre précision sur les mesures prises, en invoquant des raisons de sécurité.

13h00: "Nous partons du principe qu'il est toujours en vie et qu'il se cache dans cette réserve naturelle", a indiqué Wenke Roggen du parquet fédéral. “Il y a en tout cas des éléments de l'enquête qui le laissent penser. Nous supposons aussi qu'il est toujours armé. Il y a eu effectivement des tirs hier, mais nous n'en savons pas plus à ce sujet. Cet après-midi, un ratissage est prévu à l'endroit où le suspect se cache probablement. Nos hommes sont ici depuis 48 heures et veulent mettre fin à l'opération le plus vite possible. Des chars blindés et d'autres véhicules sont nécessaires."

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12h45: La police néerlandaise a confirmé auprès de l'agence Belga que des unités spéciales se tiennent prêtes à intervenir aux Pays-Bas au cas où le fugitif Jürgen Conings tenterait de passer la frontière. Le parc national des Hoge Kempen étant proche de la frontière néerlandaise, il n'est pas impossible que Jürgen Conings tente de se rendre aux Pays-Bas. La police locale a déclaré être "en alerte et se tenir prête". Cette dernière n'a pas précisé le nombre d'unités de police déployées.

12h30: Les mosquées de Maasmechelen bénéficieront d'une surveillance policière supplémentaire, a indiqué jeudi le bourgmestre Raf Terwingen (CD&V). Plusieurs mosquées des communes voisines fermeront par précaution. On apprend en outre qu'une amende de 200 euros pourra être demandée à quiconque tente de pénétrer dans la zone interdite.

11h30: Alors que la presse internationale commence à affluer aux alentours du parc national, des ambulances sont arrivées sur les lieux de même que de la cavalerie. Aux frontières belges, que ce soit en Allemagne, au Luxembourg ou aux Pays-Bas, on est sur le qui-vive et on se tient prêt également à intervenir au cas où le fugitif tenterait de traverser la frontière.

11h00: D'après Het Nieuwsblad, des dizaines d'enfants ne se sont pas rendus dans les écoles à Maasmechelen ce jeudi en raison de la chasse à l'homme. "Au total, cela concerne une vingtaine d'enfants", a expliqué la directrice de l'école ‘Op het Boseind’ Colla Lene. "Cela concerne principalement des enfants d'une autre culture. Ce qui est compréhensible, étant donné que le militaire en fuite a une idéologie d'extrême droite. Nous suivons la situation de près et si nécessaire, nous fermerons immédiatement les portes."

10h30: Selon la VRT et Het Belang Van Limburg, des coups de feu ont été entendus aux abords du parc national aux alentours de 9h. On ignore pour l'instant les détails exacts concernant ces tirs.

8H00: La police fédérale agrandit sa présence devant le parc national des Hoge Kempen, avec sept voitures supplémentaires. Des membres des forces de police d'Anvers sont également arrivés sur le terrain. “La recherche s’est poursuivie toute la nuit et nous continuons aujourd’hui”, a déclaré Eric Van Duyse, porte-parole du bureau du procureur fédéral. Jos Lantmeeters (NV-A), gouverneur de la province de Limbourg, a déclaré pour sa part qu’aucune mesure de sécurité supplémentaire n’était prise pour l’instant. Les écoles, les hôpitaux et les magasins restent donc actuellement ouverts. Le gouverneur a tenu à souligner que l’action de la police suit une stratégie claire.

7H00: L'E314 en direction de Lummen entre Maasmechelen et Genk-Est reste fermée en raison de l'action de la police contre le soldat armé en fuite Jürgen Conings, a indiqué le Centre flamand du trafic routier. L'autoroute avait déjà également été fermée mercredi.

5H00: Treize combis de police se sont présentés devant le parc national où les recherches vont s'intensifier. De nombreux militaires sont également sur place.

© Belga

Mercredi soir: Les unités spéciales sont entrées en action sur le Weg naar Heiwyck, où un ruban bloque l'entrée de la Mechelse Heide. Six détonations ont été entendues vers 18h35, sans que l'on sache s'il s'agissait de coups de feu. Les médias sont tenus à l'écart du parking de De Salamander, à l'entrée du parc national, pour leur propre sécurité. Deux enquêteurs de la police du Maasland ont également récupéré un vêtement et deux essuies trouvés sur un sentier près de l'Europalaan (N771), au bord du Dilserbos, à quelques kilomètres de l'endroit où le véhicule de Jürgen Conings a été retrouvé mardi soir. On ne sait pas encore si ces éléments appartiennent à ce dernier.