Faits divers Le récit effroyable de Monique, 73 ans : "J’ai honte de ce viol. Même mes propres enfants ne savent rien."

Monique, 73 ans, a tout fait pendant des années pour effacer Steve Bakelmans de sa vie et le sortir de sa tête. Mais tout est revenu avec le meurtre de Julie Van Espen. Il y a 15 ans, Monique a été la première victime de Bakelmans, le violeur-tueur de Julie. Elle avait 58 ans. "J’ai toujours la honte. Mes propres enfants ne savent rien."

"La semaine passée, j’ai téléphoné à SOS Suicide", confie la septuagénaire à Het Laatste Nieuws. "Pas que je songeais à commettre le geste. Je ne l’aurais jamais fait. Mais je devais parler de la petite Julie. J’ai dit que j’avais été la première victime de Bakelmans. Steve Bakelmans m’a violée le 16 mars 2004. Et je ne peux m’empêcher de penser à Julie. C’est comme si ma tête allait exploser."

Monique ne connaissait Bakelmans ni d’Eve ni d’Adam. Elle a 58 ans et trois grands enfants, et vit seule à Anvers, séparée de son mari. Ce mardi-là de 2004, elle rendait visite à sa mère hospitalisée. "J’ai vu ce garçon sur la Keyserlei. Il était assis comme un vagabond. J’ai pensé : ‘Allez, si jeune.’ Il n’était pas propre sur lui sans avoir l’air non plus d’un SDF. Il avait un visage sympa et j’ai marché vers lui. Mon cœur de mère, sûrement. Il m’a dit qu’il avait 23 ans, l’âge de mon cadet. Et qu’il ne trouvait pas de boulot, parce que ses papiers n’étaient pas en ordre. Je pouvais l’aider dans la paperasse. Je lui ai donné mon numéro de GSM."

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