Antonia, âgée d’à peine deux semaines, a repris vie à l’issue d’un massage cardiaque pratiqué avec les pouces.

Samedi 5 avril 2014. Il est environ 21 h 45 lorsqu’une dame se présente au poste de police de la direction trafic de la zone Bruxelles Capitale / Ixelles, rue des Palais. Totalement affolée, elle explique aux deux agents, qui sont de garde, que le bébé de sa belle-fille ne respire plus.

Aussitôt, nos policiers prendront contact avec leur dispatching pour requérir d’urgence une ambulance et lui emboîteront le pas jusqu’à son domicile, situé non loin dans la même rue.

"Arrivés sur place, la maman nous a immédiatement donné son bébé dans les bras. Il ne respirait plus. Il était blanc comme un cachet. En attendant l’arrivée des secours, on a pris la décision de commencer à le réanimer. Pendant que mon collègue, Burt Bauwens, maintenait sa tête dans la position adéquate, j’ai commencé le massage cardiaque avec mes pouces et, peu avant 22 heures, quelques instants avant que l’ambulance n’arrive, l’enfant s’est mis à respirer à nouveau et a repris des couleurs", se souvient l’agent de police Nicolas Parizel, 27 ans.

Hier, la maman d’Antonia, Claudia, 19 ans, a - pour la première fois depuis les faits - pu remercier ses "héros". Ce soir-là, la petite fille venait tout juste de boire son lait et la maman allait lui donner son bain lorsqu’elle a commencé à vomir et, puis, a cessé de respirer. "On était sous le choc. On ne trouvait plus le numéro pour appeler l’ambulance. C’est pour ça que ma belle-mère s’est rendue au commissariat qui se trouve juste à côté de notre domicile et, heureusement, il y avait des policiers pour nous aider."

Sur le coup de 22 h 50, les intervenants se réjouiront in fine d’apprendre que les jours d’Antonia ne sont plus en danger. "Il s’agissait d’un genre de mort subite du nourrisson", explique Christian De Coninck, porte-parole de la zone Bruxelles-Capitale / Ixelles. "Le médecin du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) nous a d’ailleurs confirmé que dans une telle situation, une réanimation précoce, comme l’a pratiquée l’agent, a plus que probablement sauvé la vie de cet enfant."

Mis au courant des faits, le chef de corps de ladite zone de police, le commissaire divisionnaire Guido Van Wymersch, a également tenu à féliciter en personne ses hommes pour avoir ainsi sauvé la vie de cette petite fille. Il s’est dit on ne peut plus "fier" de leur comportement.