Faits divers La SPA rappelle qu’elle peut soutenir les propriétaires d’animaux en difficultés financières.

C’est un drame de la cause animalière mêlé à celui de la précarité. Ce mardi, le service inspection de la SPA de Charleroi est intervenu dans un foyer de Marchienne-au-Pont où un chien en cage avait été signalé.

À l’arrivée des inspecteurs, ladite cage était vide mais un toutou famélique se terrait sous le divan auquel il était attaché.

Pis, l’animal avait le museau entravé par un cordon, et ce, depuis plusieurs jours. Pour expliquer ce geste horrible, les propriétaires se sont justifiés en déclarant que l’animal ne cessait de gémir. Et pour cause, ce chien de trois ans n’était nourri que de pain rassis.

Lorsque la SPA l’a pris en charge, l’animal avait déjà sombré dans le coma et se trouvait dans un état cachectique tel que le vétérinaire n’a rien pu faire pour le sauver.

Dans un état de précarité avancé, les propriétaires ont expliqué qu’ils n’avaient plus les moyens de le nourrir. Ils affirment avoir tenté de le soigner, mais qu’ils ne pouvaient s’offrir les frais de vétérinaire. "Mais à la SPA, nous aurions pu faire quelque chose pour sauver ce chien", déclare Nathalie Van Namen, vice-directrice du refuge de Mont-sur-Marchienne. "Nous sommes aussi là pour écouter les propriétaires d’animaux en difficulté, sans pour autant les juger selon leur situation financière. Dans la mesure de nos moyens, nous pouvons les aider en leur donnant de la nourriture, par exemple. Il y a d’autres solutions que de laisser un animal agoniser de la sorte."

La SPA carolo a d’ailleurs traité l’autre chien du couple contre les puces et cédé quelques kilos de croquettes pour le nourrir. L’animal survivant sera évidemment suivi de près par le service inspection, vu le triste sort réservé à son compagnon.

Notons également que plusieurs associations d’aide sociale disposent souvent de nourriture gratuite pour les animaux des personnes qu’elles soutiennent dans leur malheur.