Ce mercredi, une audience à la chambre du conseil de Mons a été consacrée au dossier de noyade d'un enfant légèrement autiste au 'Point d'eau' à La Louvière. Le parquet et les parties civiles demandent le renvoi de neuf personnes en correctionnelle. Le 23 septembre 2009, Emeric, 5 ans, venu nager avec son école, avait été retrouvé noyé dans un espace dans lequel il ne pouvait normalement accéder. La chambre du conseil rendra son ordonnance le 19 février

Le ministère public demande le renvoi de neuf personnes morales et physiques en correctionnelle. Il estime en effet que l'école, quatre institutrices qui étaient présentes mais aussi la directrice de l'établissement scolaire, le directeur de la piscine de l'époque, le maître-nageur et la régie communale autonome ont à comparaître devant le tribunal.

Ces derniers estiment qu'ils n'ont pas commis de faute et demandent un non-lieu. Parmi eux, le directeur de la piscine. "Le directeur est chargé de faire respecter un plan de sécurité qui prévoit notamment la présence d'un maître-nageur à certains endroits. Ce jour-là, le plan était respecté étant donné que le maître-nageur était présent", a indiqué Me Nabil Khoulalène, qui représentait dans ce dossier Me Donatongelo, avocat du directeur.

L'avocat de la régie communale autonome, Me Frank Discepoli se base sur le fait que l'on ne peut poursuivre des villes et des communes pénalement. Mais, il estime également que 'son client' n'a pas commis de faute. 'Il y a un plan de sécurité qui a été avalisé. Le maître-nageur était sur les lieux", explique l'avocat de la régie.

Quant à l'avocat des parents, Me David Gelay, il a établi des responsabilités pour les neuf personnes morales ou physiques citées par le parquet de Mons. "Selon les parents et moi, il ne s'agissait pas d'un accident. Nous avons le même point de vue que le parquet. Nous estimons que la piscine et l'école ont commis des fautes", a-t-il dit.