Faits divers La manière dont ils sont traités varie en fonction de chaque commune.

Quand on perd un objet, la première idée nous venant à l’esprit est de contacter la police du lieu où nous avons malheureusement égaré le bien qui nous était si précieux…

Et pourtant, la loi en la matière datant du 17 janvier 1976 veut que ce soit les administrations communales qui conservent ces biens, à la disposition du propriétaire ou des ayants droit durant six mois.

Tout comme la loi veut que la personne qui trouve un objet ne lui appartenant pas doit le remettre sans tarder à une administration communale. À La Louvière, la commune ne dispose pourtant d’aucun service "objets perdus". C’est la zone de police et plus précisément l’accueil de celle-ci qui gère tout. "Les gens déposent les objets à l’accueil. Une fiche est rédigée lors de chaque dépôt. Nous tentons, bien évidemment, d’identifier le propriétaire. Lorsque c’est possible, nous contactons donc la personne à qui appartient l’objet ramené."

Dans la capitale, cela fonctionne différemment. Si les objets sont déposés à la police, ils sont ensuite gérés par le service des objets perdus. "À la police, on vérifie juste si les objets déposés ne sont pas liés à un quelconque délit. Une fois que nous sommes assurés que ce n’est pas le cas, nous le transmettons au service de la Ville", souligne Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles. Si, en revanche, c’est un vélo que l’on a perdu dans la capitale, cela fonctionne autrement. "C’est l’association Cyclo qui gère les vélos perdus. Ceux-ci sont répertoriés sur le site internet de Cyclo en fonction de différents critères. Ils sont conservés durant une période de trois mois. Ensuite, l’association les utilise ou les vend."

À Liège, il est carrément possible de vérifier en un clic si l’objet que l’on a perdu a été restitué au service approprié. Un site internet (http://objetstrouvesliege.be) reprend, en effet, les objets perdus. Si une personne trouve un objet à Liège, il lui, est, malgré tout, recommandé de le remettre au commissariat de police le plus proche. L’objet est ainsi signalé perdu ou volé. Le commissariat en question le transmet ensuite au bureau des objets perdus.

Sur le site internet liégeois, on peut retrouver les objets perdus dans des catégories telles que : affaires scolaires, clés, espaces enfants, autres objets… Il s’agit d’une véritable caverne d’Ali Baba. Ces catégories sont également classées par mois. Ainsi, des objets des plus divers y sont photographiés : des bijoux, des sacs, des gourdes, des livres, des cours (même un bulletin !)…

Enfin, dans une ville comme Charleroi, c’est la police administrative qui gère les objets trouvés.

L’objet le plus ramené : le portefeuille

 D’après la police de La Louvière, l’objet le plus souvent ramené reste le portefeuille. “ Bien évidemment, celui-ci ne contient souvent que les papiers mais il arrive que l’argent qui s’y trouvait avant la perte s’y trouve toujours”, souligne Cristina Iacono, responsable communication de la police de La Louvière.

Et bien souvent, c’est le facteur qui arrive à la police avec ce bien précieux. “Nombreux sont ceux qui déposent les portefeuilles dans des boîtes aux lettres. Dans ce cas-là, le personnel de la poste vient le déposer à la police.”

Des clés sont également régulièrement ramenées. Pour les smartphones, c’est beaucoup plus rare… Mais cela arrive. C’est en tout cas ce que nous a confié Marie-France Adnet, porte-parole de Walibi. “Chez nous, tous les objets ramenés sont centralisés dans un bureau situé dans notre parc d’attractions. Il nous est déjà arrivé que certains déposent des téléphones mais il est beaucoup plus fréquent qu’il s’agisse de portefeuilles, de vêtements…Tout comme certains visiteurs nous font part de la découverte d’objets via notre page Facebook.