De Bajrami à Ait Oud, Olivier Martins a plus de 50 cours d’assises à son actif.

C’est en prenant la défense du truand Basri Bajrami qu’Olivier Martins s’est fait connaître du grand public. Très vite devenu un avocat ultra-médiatisé, le pénaliste à l’accent du sud, l’avocat "français" comme le surnomment beaucoup, comptabilise aujourd’hui plus d’une cinquantaine de cours d’assises.

Les caméras, il adore ça. Et ne s’en cache pas d’ailleurs. Le teint toujours bronzé, le look très soigné, le goût du luxe aussi, Olivier Martins ne laisse personne indifférent à travers ses multiples apparitions télé, dont plusieurs sur RTL-TVI le dimanche, à l’époque de l’émission On refait le monde. Au palais de justice, on l’adore ou on le déteste.

Devenu maître du vice de procédure, l’avocat originaire de Perpignan a aussi souvent provoqué la colère des policiers dont il a ainsi brisé des mois d’enquête, en faisant libérer des clients sur base de petites erreurs, comme l’oubli d’un délai ou d’une signature, aux conséquences énormes.

Connu aussi pour avoir défendu le meurtrier de Stacy et Nathalie, Abdellah Ait Oud, ou encore l’un des meurtriers de la policière Kitty Van Nieuwenhuysen, Olivier Martins fait partie de ces pénalistes belges qu’on surnomme les avocats du diable. Mais il aime "défendre ceux dont plus personne ne veut", comme il nous le confiait encore dans la DH du 4 mars dernier.

Ce mardi, l’arrestation du pénaliste était au centre de toutes les conversations au palais de justice de Bruxelles. Nombreux sont les confrères de l’avocat qui peinent à croire qu’il ait ainsi pris de tels risques pour ses clients, lui qui ne devait plus se faire un nom et dont la réputation était déjà solide dans le milieu criminel depuis plusieurs années. Pourquoi dès lors jouer avec le feu ? C’est la question que se posent d’autres avocats attristés par cette affaire qui vient s’ajouter à celle de l’inculpation d’un autre pénaliste bruxellois.

Notons que pour se défendre, Olivier Martins a choisi l’avocat carolo Michel Bouchat.