Faits divers La détention à domicile des prévenus est plus stricte que celle de des condamnés.

Alors que ses avocats, parmi les plus célèbres de Belgique, plaidaient sa remise en liberté vendredi dernier, Olivier Martins restera finalement en détention. Seule la modalité de cette dernière change. Elle se fait désormais sous surveillance électronique, à domicile.

Beaucoup confondent cette détention à domicile avec la remise en liberté conditionnelle sous bracelet d’un condamné. Mais les conditions de ces surveillances électroniques ne sont pas pareilles.

Un condamné, une personne déjà jugée donc, peut être remis en liberté à la condition de porter un bracelet électronique à la cheville. Bracelet qui est alors relié à un box qui contrôle les heures d’entrée et de sortie du condamné. Les personnes bénéficiant de cette condition vont généralement travailler la journée et doivent rentrer chez elles avant une certaine déterminée au préalable.

Actuellement, en Fédération Wallonie-Bruxelles - la compétence est communautaire depuis deux ans - 868 condamnés se trouvent sous surveillance électronique.

Pour ce qui est des prévenus en revanche, les personnes en détention préventive donc, 95 personnes seulement, dont l’avocat Olivier Martins, bénéficient à ce jour d’une détention à domicile.

À la différence des condamnés, les bracelets que portent ces prévenus sont également équipés de GPS. "Ce qui permet au centre de surveillance électronique de déterminer en permanence le lieu où se trouve l’inculpé. Le périmètre du GPS est calculé afin de s’assurer que les pièces de vie de l’habitation soient couvertes", nous précise la responsable de la communication des Maisons de justice, Valérie Hendrikx.

Si ce n’est pour se rendre à une audition chez le juge d’instruction, à une comparution devant le tribunal ou encore pour une urgence médicale, comme les autres prévenus, Olivier Martins n’aura donc pas le droit de quitter sa maison. "En cas de sortie et uniquement pour les conditions décrites dans un arrêté royal, le prévenu est suivi en temps réel via le GPS", ajoute Valérie Hendrickx.

Seul le lieu de détention change donc pour Olivier Martins. Les faits reprochés, eux, justifient donc toujours sa privation de liberté, a estimé la chambre du conseil.