Philippe n’a pas stressé. Selon lui, tout a été admirablement pris en charge.

Philippe Vergauwen et sa famille - Nadège, sa femme, Mathys son fils de 9 ans et Eline, sa fille de 18 ans - sont arrivés dimanche dans un camping d’Argelès-sur-Mer, non loin de Perpignan, sur la côte du Roussillon, où ils se rendaient pour la première fois.

Après un jour et demi de découverte des lieux dans la tranquillité, la famille a connu des moments agités. Mais, au final, comme le reconnaît le Manageois, plus de peur que de mal…

Ce lundi , vers 13 h, tous les vacanciers résidant dans le même camping que lui ont été avertis du déclenchement d’un feu de broussaille sans conséquence sur la vie du site où ils se trouvaient.

Une heure plus tard, la donne a bien changé. "À 14 h, ils nous ont prévenus que le camping devait être évacué."

Dans un premier temps, les vacanciers ont juste été emmenés à l’extérieur du camping. Ils ont, ensuite, tout comme les occupants des autres centres de vacances, été emmenés à la salle omnisports du village. "Franchement, tout a été très bien géré", reconnaît le Manageois.

Le seul petit tracas de la famille aura été d’occuper le cadet. "Nous avons joué aux cartes avec lui. Nous lui avons notamment appris la belote."

Philippe et sa famille ont apprécié avoir été informés à trois reprises de l’évolution du sinistre. "À 17 h 30, nous savions déjà que le camping n’était pas touché, que le feu avait été maîtrisé à une centaine de mètres de celui-ci."

Au final, tout le monde a pu regagner son lieu de villégiature aux alentours de 21 h 30. "La vie a immédiatement repris son cours normal. La soirée dansante a, en effet, bien eu lieu. Il y a juste eu le souper moules-frites qui a dû être annulé. C’est dommage mais c’est ainsi."

Selon Philippe , l’évacuation et les heures qui ont suivi se sont déroulées dans le calme. Cette mésaventure n’a pas stressé le vacancier et ses proches. "Tout est rentré dans l’ordre et nous n’avons pas peur pour les jours à venir. Si le feu de broussaille a pris une telle ampleur, c’est car le vent était très fort."