Raymond Lecron, 77 ans, n'a pu sortir de sa chambre à temps

BOUFFIOULX Il était 7 h 09, hier, lorsque les pompiers de Charleroi ont reçu un appel à l'aide. Un violent incendie venait en effet de se déclarer au n°10 de la rue Cyprien Prévot à Bouffioulx, une habitation occupée par un couple de personnes âgées : Raymond Lecron et Odette Dubuisson.

Cette dernière venait de se rendre au jardin, quittant la cuisine où elle avait mis de l'eau à bouillir, lorsque le feu s'est déclaré.

En quelques secondes, la maison était totalement embrasée. "Je revenais de chez le libraire lorsque j'ai vu les flammes qui sortaient des fenêtres du rez-de-chaussée pour lécher les vitres du premier étage", nous explique un riverain, témoin des faits. "Des voisins ont bien tenté d'entrer, mais la chaleur était trop intense. Ils ont juste réussi à sortir la voiture du garage attenant".

Si Mme Dubuisson a pu se réfugier dans son jardin, son mari, âgé de 77 ans, a eu beaucoup moins de chance. Asthmatique, plutôt corpulent et souffrant de problèmes de mobilité, il n'a pu quitter sa chambre à temps.

Le malheureux septuagénaire s'est en effet effondré à 50 centimètres d'une fenêtre donnant accès à une petite terrasse. Tout près du salut!

Arrivés 13 minutes après l'appel, les pompiers de Charleroi n'ont pu accéder immédiatement à l'étage. Après avoir défoncé la porte et arraché le volet, les sapeurs ont dû franchir un mur de flammes et de fumée. Une entreprise qui leur a coûté une dizaine de minutes. Si bien que lorsqu'ils ont atteint l'étage, il était déjà trop tard pour sauver Raymond Lecron.

Le septuagénaire, issu d'une grande fratrie bien connue à Bouffioulx, a péri dans les flammes, sans doute par asphyxie. Au sein de la famille, arrivée sur les lieux assez rapidement, la tristesse était bien évidemment de mise, notamment auprès de Mme Dubuisson, complètement bouleversée.

Avisé de ces faits tragiques, le parquet de Charleroi a dépêché un expert en incendie sur les lieux. Mais dès avant l'enquête, on peut affirmer que l'origine est parfaitement accidentelle et que le foyer se situe dans la cuisine.



© La Dernière Heure 2007