Le directeur abandonne la procédure disciplinaire après les menaces de grève.

Ce mardi, nous vous révélions cette affaire du policier puni pour un tir justifié mais mal dirigé selon sa directon.

Le Syndicat libre de la Fonction publique (SLFP) dénonçait cette sanction dans nos colonnes, annonçant son intention de déposer un préavis de grève pour la fin du mois et, ce jusqu’au 2 janvier prochain. Un millier de policiers de la route qui s’arrêtent de travailler en pleine période de fêtes de fin d’année, c’est forcément embarrassant.

Surtout que le SLFP Police, par la voix de son président Vincent Gilles, a directement pointé du doigt dans cette affaire le patron de la DGA, la direction de la police fédérale de la route.

Relayée par l’ensemble des médias, l’information n’est pas restée sans conséquence. On apprend en effet que le directeur général de la police administrative a décidé ce mercredi d’abandonner la procédure disciplinaire engagée à l’encontre du policier à qui il était reproché d’avoir procédé à un coup de semonce, non pas pour le geste, qui était jugé justifié, mais pour la direction du tir, à savoir en l’air. Le SLFP qualifiait ce rapport de totalement absurde.

Le syndicat se félicite aujourd’hui de la soudaine marche arrière du service chargé du dossier disciplinaire à l’encontre du policier de la WPR Hainaut. "L’affaire a pris une bonne tournure : la procédure disciplinaire a été purement et simplement annulée. Cela prouve que notre combat a servi à quelque chose mais au-delà de cette fin, individuelle et heureuse, nous ne perdons pas de vue l’intérêt collectif. Les quatre motifs de notre préavis de grève conservent toute leur pertinence !", s’exclame le président du SLFP Police, Vincent Gilles.

Le syndicat compte donc poursuivre sa négociation avec la direction de la police de la route afin d’obtenir, notamment, des mesures concrètes "visant le soutien, à long terme, de toutes les unités de la police fédérale en première ligne face au phénomène de migration".