Une bande de jeunes a jeté des pierres sur une patrouille...

SCHAERBEEK Et voilà... Une nouvelle fois, la police a été prise pour cible par des jeunes qui haïssent l'uniforme. Vers 21 h 20, samedi, une patrouille qui assurait la sécurité place Verboekhoven, à Schaerbeek, a été prise au piège. "Un groupe de jeunes a jeté de petits pavés sur la voiture", explique la porte-parole de la police de la zone Nord. Par chance, des équipes d'intervention en civil se trouvaient dans les environs. "Un jeune a été interpellé. On a trouvé un sac avec plein de pierres."

Anas, 16 ans, a été mis à la disposition du parquet. "Il devra bien évidemment payer les réparations de la voiture."

Ce n'est pas la seule agression de policiers qui s'est déroulée sur la zone. Saïd, 37 ans, quant à lui, s'en est pris aux pneus d'une voiture de police qui était venue en intervention rue des Tilleuls, à Schaerbeek. "Il avait déjà eu affaire aux policiers. Il a expliqué qu'il éprouvait de la haine pour eux."

Et Saïd a une façon bien à lui d'exprimer ses sentiments. "Il a crevé les pneus de la voiture qui était garée devant le domicile de la victime." Mais pas de chance pour lui, les policiers sont revenus vers leur voiture alors que Saïd était accroupi avec le couteau en main, admirant son œuvre. "Il a été arrêté. Il est déjà archiconnu de nos services." Tout comme Anas, le lanceur de pavés, il a été mis à la disposition du parquet.

Alors, s'en prendre aux véhicules de police, est-ce une nouvelle mode ? "À vrai dire, pas vraiment, c'est très fréquent. Les pierres, un peu moins. Par contre, les œufs c'est très courant", nous explique un policier. Il arrive également que les voitures soient incendiées ou vandalisées.

Que faire ? "Ne pas se laisser faire, ne pas laisser croire à l'impunité. Ça, c'est certain. Le problème, c'est que certains confrères préfèrent partir plutôt que d'interpeller les auteurs." Les antiflics s'en sortent dès lors regonflés à bloc. "Mais en même temps, il faut être certain que l'intervention ne va pas dégénérer." Et les malfrats agissent rarement seuls. Le risque d'émeute ou d'incidents majeurs n'est donc jamais loin. Il est loin le temps où le bleu en rue inspirait le respect.



E. Pr.



© La Dernière Heure 2009