Faits divers Le suspect avait déclaré après l’attentat de Liège que d’autres attentats se préparaient.

Le parquet fédéral a requis 6 ans de prison à l’encontre de Fouad Bennane, 40 ans, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Liège pour appartenir à une organisation terroriste, épouser les thèses de l’État islamique, avoir radicalisé un codétenu et proféré des menaces d’attentats. Il a été le codétenu de Benjamin Herman, qui a commis un attentat terroriste à Liège le 29 mai 2018 lors duquel il a tué deux policières et un étudiant.

Après les faits, Bennane a été soupçonné de l’avoir radicalisé. Cela a été démenti. Lors d’un entretien avec un journaliste, le Verviétois a proféré des menaces d’attentats. "La déradicalisation, cela ne marche pas, déclare-t-il. Que la Belgique s’attende à une chose très grave. Ici à Liège, maintenant, il va y avoir des attentats !"

Un autre détenu qui explique avoir été radicalisé a été entendu. "Il m’a retourné le cerveau. C’est un imam salafiste, radical. Il nous a dit qu’il fallait mourir en martyre. Il m’a plusieurs fois dit qu’il avait l’intention de mourir en martyre." Fouad Bennane nie. Il a épousé une Française arrêtée car elle recrutait pour les filières djihadistes, mais a dit l’ignorer. Il avait de nombreux documents prônant les thèses de l’État islamique. "La charia n’a pas une connotation négative."

Par écrit, le procureur fédéral a demandé la déchéance de nationalité, mais oralement, il a estimé que cette mesure n’était pas adéquate car l’homme a tous ses intérêts ici et a même représenté l’équipe nationale belge de Taekwondo.