Faits divers

Le tribunal de la jeunesse n'a imposé vendredi aucune mesure à l'encontre d'un mineur pour son implication dans la mort de Priscilla Sergeant, 14 ans, en 2012.

Le tribunal a reconnu cet homme, qui vient d'avoir 24 ans, coupable de traitement inhumain ayant entraîné la mort, de coups et blessures volontaires ainsi que d'attentat à la pudeur, mais a souligné qu'un dessaisissement n'était pas possible. Une réprimande, comme infligée à un autre mineur plus tôt, n'aurait pas été suffisante compte tenu de la gravité des faits et du manque de regret exprimé par A. Priscilla Sergeant, une habitante d'Huizingen, a été retrouvée morte le 20 juillet 2012 dans un champ à Tourneppe. Trois suspects ont été appréhendés le 16 août de la même année: Johan D.V., 46 ans, J., 12 ans, et A., 16 ans. Les trois individus auraient harcelé la victime des heures durant au domicile de D.V., puis auraient caché le corps. D.V. a été mis sous mandat d'arrêt et les deux mineurs ont été placés par le juge de la jeunesse, A. d'abord à Everberg et ensuite à Mol, J. à Ruiselede.

En juin 2016, après conclusion de l'enquête judiciaire, le juge d'instruction a renvoyé J. et A. devant le tribunal de la jeunesse. Le dossier a été introduit en début d'année, et son examen a été immédiatement reporté à septembre. Enfin, la date du 25 janvier 2019 a été fixée et les jugements ont été prononcés vendredi. J. a écopé d'une réprimande.

Le tribunal de la jeunesse a estimé que A. avait joué un rôle important et déterminant dans les faits. Tout comme J., il a été intensivement suivi pendant quatre ans, tant en institutions que lorsqu'il était chez lui, mais ce suivi n'a apporté que peu de résultats. A. n'a jamais montré de regrets et encore moins d'empathie pour la famille de la victime.

Le tribunal a estimé qu'une réprimande n'était pas adaptée aux faits qui lui étaient reprochés. Il n'a pas non plus pu se dessaisir, car le parquet ne l'avait pas requis.