Les conseils de Iachino Contrino et de Carlo Todarello ont pris la parole durant toute la matinée pour réclamer l'acquittement de leur client

LIEGE Mes Laurent et François-René Swennen ont expliqué que "Jacky" Contrino n'avait commis aucun acte positif de participation aux faits. La seule chose qu'il a faite, c'est de conseiller à Castellino de prendre contact avec Calogero Todaro, réputé à Canicatti pour être un "spécialiste de récupération de créances".

Or, Castellino voulait récupérer l'argent versé à Giachino Di Liberto qui avait pris la poudre d'escampette. En mettant les deux hommes en contact, Contrino aurait simplement voulu sortir un copain du pétrin. Iachino Contrino a été reconnu par les Tunisiens. "Il les a effectivement rencontrés trois fois, notamment au café L'Enclos, à Grâce-Hollogne. Mais jamais ils n'ont parlé d'assassinat", a expliqué Me François-René Swennen. Laurent Swennen avance pour preuve de la bonne foi de son client que ce dernier a même donné son identité complète aux deux Tunisiens, "alors que les autres ne se faisaient appeler que par des surnoms ou des prénoms".

Pour Me Swennen, Contrino n'a jamais voulu la mort d'André Cools. Il n'aurait d'ailleurs eu aucune raison de le vouloir. "Il n'avait aucun intérêt à cela. Il n'avait pas d'activité politique, n'était pas attaché dans un cabinet, était loin des préoccupations de la fédération liégeoise du PS et n'avait aucun lien de famille avec les autres accusés", a remarqué l'avocat, soulignant que s'il l'avait voulu, son client serait parti en Italie comme son "ami" Castellino.

"On ne peut pas se contenter de pointer le doigt sur mon client uniquement parce qu'on n'a pas pu mettre le doigt sur d'autres qui ne sont pas dans le box. Ca ne marchera pas!", a conclu François-René Swennen. Mes Rion et Duquenne ont eux aussi expliqué que Carlo Todarello était innocent. Il a effectivement été contacté par Richard Taxquet, Silvio De Benedictis et Pino Di Mauro pour trouver quelqu'un qui pourrait exécuter un contrat.

"Ce jour-là, Taxquet était sous l'influence de la boisson. Pour son oncle, si Taxquet avait un problème, il fallait l'aider. Mais il pensait que le joli coeur avait rencontré un mari jaloux. Rien d'autre", a expliqué Yves Duquenne. Todarello a également joué une "scène de cow-boy" pour intimider Van der Biest en lui montrant une arme. Mais de nouveau, il s'agissait d'aider son neveu.

Pour les conseils de celui qui a été surnommé "le truand repenti" suite à ses accusations en 1992, Todarello a été pointé du doigt dans le dossier en raison de son casier judiciaire. "Il fallait accuser Todarello pour polluer et encombrer le dossier. Mon client a pâti de l'état d'esprit qui a sévi dans cette affaire", a souligné Claire Rion.

Mardi après-midi, la parole sera donnée à la défense de Silvio De Benedictis. Le conseil de Mauro de Santis plaidera en fin de journée ou demain/mercredi matin.