Le grand-oncle de l'accusé  a affimé qu'il n'acceptait pas le geste de l'accusé mais qu'il le justifiait par l'amour qu'il portait à son père.

Le grand-oncle de l'accusé qui, pour rappel, comparaît devant la cour d'assises du Hainaut pour le meurtre d'Alfred Gadenne, bourgmestre de Mouscron, est venu témoigner ce mardi après-midi. Un grand-oncle qui, selon certains politiques, aurait eu un comportement agressif à leur égard lorsqu'il parlait du licenciement d'Olivier Duponcheel. Pour rappel, ce dernier s'est suicidé en février 2015. Son fils, l'accusé, a jugé que c'était dû à son écartement de son travail à la commune de Mouscron. Ecartement dont il tenait pour responsable, le bourgmestre, Alfred Gadenne.
Ce grand-oncle a expliqué que c'était lui qui avait demandé une minute de silence en la mémoire de son neveu. "En plus de son boulot à la commune, il avait quand même été pompier volontaire pendant plus de vingt ans", a-t-il affirmé.

Jean Duponcheel a également expliqué qu'il avait souhaité s'entretenir sur le sujet avec Alfred Gadenne. "J'avais voulu en parler au bourgmestre. Il s'était énervé et m'avait dit qu'on ne parlait de cela.

Au sujet de l'acte commis par Nathan, son grand-oncle s'est exclamé. "Les deux drames sont tellement intiment liés. On ne peut pas parler de l'un sans l'autre. Je n'excuse pas le geste de Nathan mais je l'attribue l'amour qu'il portait à son papa. Nathan est un garçon calme et intelligent. Je me souviens encore lui avoir acheté un puzzle qu'il avait fait si rapidement qu'il m'avait épaté"

Le grand-oncle de l'accusé a également voulu s'exprimer au niveau du licenciement de son neveu. Le président Jonckheere lui a précisé que cela avait déjà été fait en long et en large. "On vous a bien parlé des rapports du SPF intérieur?", a voulu s'assurer Jean Duponcheel, de peur que la cour ne soit pas au courant de tous les éléments qu'il estime injustes.