Agnès Nuttens, la veuve du bourgmestre Gadenne s'en réfère à son avocat, Me Mayence, mais a accepté de réagir aux excuses de l'accusé.

Ce fut une matinée éprouvante pour la veuve d'Alfred Gadenne. Agnès Nuttens a assisté à l'entièreté de l'audience lors de laquelle Nathan Duponcheel, accusé de l'assassinat de son mari, a été interrogé. La juge d'instruction, Véronique Laloux, ainsi que les policiers intervenus sur place, ont également pris la parole. Lors de l'exposé de ces derniers, des photos de la victime ont été montrées. Elles illustraient l'atrocité des faits. "Nous devons les diffuser afin de montrer la gravité des faits", a souligné le président Jonckheere.

Agnès Nuttens a fait le choix de rester dans la salle, même si la diffusion de ces photos s'annonçait particulièrement pénible à supporter. "J'ai regardé et voilà. Je dois reconnaître que j'ai dû fermer les yeux à de nombreuses reprises", nous a-t-elle expliqué dignement.

Si elle se montre des plus dignes, la veuve du bourgmestre n'accepte pas les excuses de l'accusé. "Je ne lui pardonnerai jamais", nous a t-elle confié avant de nous préciser qu'auparavant, Nathan Duponcheel n'avait jamais tenté d'entrer en contact avec elle. "Il savait ce qu'il allait faire. Cela ressort de ses déclarations. Mon mari l'a suivi car il voulait lui rendre service. Mon mari voulait toujours rendre service. C'était un homme si gentil."

Enfin, la veuve ne veut pas croire que son mari se serait moqué de l'accusé lorsqu'il a dit qu'il était le fils d'Olivier Duponcheel. "C'est impossible qu'il ait adopté un tel comportement. Nous ne nous voyions pas beaucoup car il travaillait énormément mais je connaissais bien mon mari. Juste avant ce soir-là, il était revenu garer les deux voitures et je lui avais donné une poubelle à porter. C'est bizarre, mais, par la suite, j'ai senti que quelque chose se passait."