Tout comme l'avocat des parties civiles, Me Mayence, le ministère public en la personne d'Ingrid Godart estime que les jurés doivent répondre oui aux trois questions posées par la cour d'assises du Hainaut devant laquelle comparaît Nathan Duponcheel pour l'assassinat du bourgmestre, Alfred Gadenne, le 11 septembre 2017 au cimetière de Luingne.

Ces trois questions portent sur l'homicide volontaire, la préméditation et la détention d'armes dans le but de nuire à une personne. La troisième est posée suite à l'évasion de l'accusé lorsqu'il était sous bracelet électronique. Pour rappel, Nathan Duponcheel a cassé celui-ci lorsqu'il avait appris que son meilleur ami s'était remis avec celle dont il était amoureux.

Ingrid Godart estime que ce jour-là, il allait tout au moins pour menacer Kathleen et son copain. "Pourquoi se serait-il excusé de ce qu'il avait fait à Kathleen et Thomas s'il n'avait pas de mauvaise intention. Pourquoi tout son entourage s'est-il dit qu'un nouveau drame avait été évité?", s'est interrogée l'avocat général.

Me Rivière, avocat de la défense est d'accord avec son confrère oeuvrant pour les parties civiles et avec l'avocat général pour les deux premières questions. "Nous n'allons pas contester l’incontestable. Pour la préméditation, il a reconnu qu'il s'était menti à lui-même."

Quant à  la troisième question, il ne sait pas..."Ce n'est pas clair. Lui dit qu'il voulait suicider. L'avocat général et le défenseur des parties civiles pensent, eux, qu'il allait tout au moins menacer son ami et sa copine. A vous de voir mais, de toute façon, ce que l'on juge ici, c'est le massacre d'un homme et ce massacre n'est pas contesté", a conclu l'avocat. Ce dernier avait tenu à préciser qu'il avait rencontré à plusieurs reprises, le bourgmestre, Alfred Gadenne et qu'il s'agissait d'un homme remarquable, facile d'accès.