Faits divers

Ayala Chekili, celui qui se disait être le fils spirituel d'Adrien-Denis Debouvrie, le « roi de l’Îlot Sacré » retrouvé mort en septembre 2008, laisse l'impression de tourner autour du pot ce jeudi devant la cour d'assises de Bruxelles.

Entendu comme témoin, cet homme d'affaires tunisien répond difficilement aux questions du président de la cour. Entre imprécision et trou de mémoire, Ayala Chekili ne sait plus très bien pourquoi entre le 8 septembre 2008, jour supposé du meurtre d'Adrien-Denis Debouvrie, et le 10 septembre 2008, jour de la découverte du corps de celui-ci dans son bureau de la Petite rue des Bouchers à Bruxelles, il ne l'a pas appelé une seule fois. « Entre 1973 et 2008, vous vous passiez dix à douze coups de fil par jour et pendant 36 heures, tout à coup plus aucun appel. Avouez que c'est étonnant, d'autant plus que la dernière fois que vous le voyez, le 8 septembre 2008 vers 14h, votre ami vous dit qu'il a peur », a relevé le juge. « Je n'ai pas fait attention. J'étais toute la journée à Paris le 8 septembre et Denis m'avait dit qu'il avait beaucoup de travail », a simplement répondu le témoin.

Ayala Chekili, qui fait l'objet de poursuites judiciaires pour blanchiment d'argent, escroquerie, faux et fraude fiscale, a également confirmé une information importante à la cour, à savoir qu'il s'attendait à obtenir quelque-chose de son associé à son décès. « Denis m'avait dit qu'il voulait créer une fondation et que je serais à l'abri jusqu'à la fin de mes jours. Il n'était plus question de ses héritiers [les neveux d'Adrien-Denis Debouvrie] », a-t-il dit.

La cour s'étonne encore d'entendre du témoin que ce qui appartenait à la victime lui appartenait aussi. « Mon argent, c'est son argent et vice-versa », a-t-il déclaré. Visiblement, Ayala Chekili recevait des dons importants du « roi de l'Ilot Sacré », de l'argent de poche en suffisance pour le fils spirituel...