Faits divers Début du procès des meurtriers de Nasreddine Mhadbi.

Bien malin qui pourra dire si la vérité sortira de la bouche de l’un des deux accusés. Tant Carlo Christophe, 26 ans, que Jérôme Kone, 21 ans, restent sur leur position.

Comme attendu, c’est un véritable match de ping-pong qui a eu lieu lors de leurs auditions respectives. "J’ai eu peur, j’ai agi sous la contrainte. C’est Jérôme qui a tué Red/Reddine (le surnom de la victime) . Moi, je n’ai pas pu empêcher cet acte. J’étais pétrifié par la peur. Je confirme que j’étais sur les lieux du crime mais que c’est lui qui a brûlé le corps et donné les quatorze coups de couteau", confesse un Carlo Christophe assez hésitant au début, avant de se rattraper par la suite.

À ses côtés, Jérôme Kone a un physique de boxeur. Malgré son âge, il semble assez sûr de lui lorsqu’il prend à son tour la parole pour répondre aux qu estions posées par la juge, qui retrace d’abord les premières rencontres entre Kone et la future victime. "Vous aviez une connaissance qui s’appelle Arturo. M. Mhadbi a contracté une dette de 200 euros envers cet Arturo. Vous vouliez l’aider à récupérer son argent. Vous avez rencontré M. Mhadbi à plusieurs reprises pour le sommer de lui rendre les 200 euros" , demande la juge Catherine Urbain. "J’ai haussé le ton avec Mhadbi quand je l’ai vu. Il avait sans doute peur de moi. Je lui ai un peu crié dessus mais je ne vois pas pourquoi il fuyait chaque fois que j’étais dans les parages" , répond "Prince", qui décrit ensuite sa rencontre avec Carlo Christophe quelques heures avant la mise à mort de Mhadbi.

Avant de déballer les détails sur la scène du crime.

Le témoignage est contradictoire. "Prince" a maintenant la voix teintée d’émotion. "Dans la voiture, Carlo a d’abord cassé les doigts de Reddine. À cet instant, j’avais peur de Carlo car il restait relativement calme. C’est lui qui a sorti un couteau pour donner plusieurs coups à Reddine. Quand Reddine s’est enfui, c’est encore lui qui l’a poursuivi dans le champ. Moi, je suis resté à côté de la voiture. J’ai entendu un grand cri. Puis, plus rien. Carlo est revenu. ‘C’est fini !’ , a-t-il dit. "

Avant que les deux hommes ne décident de brûler le corps de Nasreddine Mhadbi.