Faits divers Maxence, autiste de 10 ans, est scolarisé près de Mons. "La Belgique paye pour sa scolarité et son avenir", témoigne sa mère.

L’histoire de Maxence peut paraître étonnante, terrible, choquante. Mais elle est la même que celle de milliers de petits Français handicapés, scolarisés en Belgique, dans le Hainaut. Amandine Weaver, sa maman, n’hésite pas à la raconter. "Maxence et moi, nous avons passé un pacte. Nous passons par la justice, les médias, nous faisons tout pour nous en sortir" , explique cette habitante de la banlieue de Valenciennes.

Maxence est né en 2004. Ce n’est qu’à ses 18 mois qu’il a été diagnostiqué autiste. "On nous a orientés vers un centre médico-psychologique, comme c’est l’usage en France. Là, on m’a dit que c’était ma faute si mon fils était ainsi. Qu’il est devenu autiste car je ne le regardais pas en lui donnant le sein. Que j’avais eu une grossesse non désirée. Des conneries de ce style dites par des pédopsychiatres payés par l’État français", regrette-t-elle aujourd’hui.

La suite ? Ce fut une quête éperdue d’une vie plus normale pour Maxence. "À ses trois ans, j’ai voulu le scolariser mais aucune école ne voulait de lui. On me répondait qu’il n’avait pas sa place dans le système scolaire. Donc, il était à l’hôpital psychiatrique où l’on ne le stimulait pas. C’était de la garderie."

Un long chemin de croix jusqu’au jour où Amandine et Maxence décident de remuer ciel et terre pour obtenir raison. C’était en 2010, dans les colonnes de la presse régionale du Nord-Pas-de-Calais. "J’avais obtenu le droit pour lui d’être scolarisé mais il n’y avait pas de place. J’ai déposé plainte pour défaut de scolarisation. Et la directrice de l’école spécialisée Le Clair Logis, à Mons, a lu l’article et m’a appelée."

Dès lors, tout a changé, et très vite. "Le 6 décembre 2010, mon fils rentrait à l’école pour la première fois de sa vie", raconte sa mère.


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