Il n'y a pas de chiffres clairs et fiables pour dépeindre la situation. Même un rapport interne de la police fédérale sur le nombre de personnes décédées après l'usage d'une arme à feu ne semble pas pleinement fiable car tous les cas ne sont pas signalés au service interne de prévention de la police fédérale. Les formulaires via lesquels les incidents avec une arme sont signalés ne mentionnent pas toujours les conséquences pour les tiers et certains policiers se concentrent davantage sur les blessures dans leurs rangs.

L'inspection pointe en outre qu'il n'y a pas de politique cohérente et uniforme relative à l'intégrité. Les chefs de police agissant en tant qu'autorités disciplinaires n'ont aucune garantie qu'ils seront correctement informés si un de leurs collaborateurs est condamné au pénal. Il n'y a pas de screening organisé au cours de la carrière d'un policier. Or un tel screening devrait être mené pour les fonctions sensibles. Outre l'influence de bandes criminelles, il s'agit aussi de dépister l'extrémisme dans les rangs policiers.