Faits divers

La chambre des mises en accusation de la Cour d'appel de bruxelles a decidé, mercredi, de ne pas suivre les réquisitions du magistrat fédéral en charge du terrorisme qui, dans l'affaire des six assassinats commis à Bruxelles à la fin des années 1980 (dont celui du Dr Joseph Wybran, de l'hôpital Erasme), refusait de les relier entre eux comme ayant été commis par Abdelkader Belliraj, mais demandait en outre de prononcer le non-lieu mettant définitivement fin aux poursuites impliquant pas de procès. 

En clair, la chambre des mises en accusation désavoue sur toute la ligne le magistrat fédéral, qui est celui ayant en charge des questions de terrorisme, dont notamment celui de la tuerie au Musée Juif de Bruxelles avec Mehdi Nemmouche.

Avocate de la veuve de Mme Wybran, Me Michele Hirsch avait declaré que l'attitude incompréhensible du parquet fédéral belge ne pouvait s'expliquer que par l'embarras de la Belgique à admettre publiquement qu'après ces six assassinats des années 80, la sûreté de l'Etat avait recruté et rémunéré Belliraj, donc un sextuple assassin présumé, pour des activités de renseignement.

Lors d'une prochaine audience le 2 décembre prochain, Me Michèle Hirsch, avocate de la famille Wybran, pourra demander à la justice de procéder a des devoirs complémentaires.