Cette fois, la prison a bien voulu accueillir Mireille De Lauw, condamnée à 8 ans pour avoir tué son mari.

Ce lundi, alors qu’elle se présentait pour être incarcérée, la prison l’avait refoulée pour un souci administratif.

Mireille De Lauw s’était présentée, comme il se devait, ce lundi à 15 h à la prison de Berkendael pour y être incarcérée. Mais elle n’avait pas pu entrer.

En cause : il manquait, sur son billet d’écrou retiré au commissariat de Jette, la date de l’enlèvement. Ce mardi, Mireille De Lauw devait retourner au commissariat quémander une date pour, dans la foulée, se représenter à la prison et pouvoir prester sa peine.

C’est en début d’après-midi que la condamnée est retournée au commissariat où cette fois le document a été dûment complété.

Mireille De Lauw s’est ensuite rendue sur les coups de 15 h à la prison de Berkendael où elle a été cette fois accueillie.

"J’aurais pu prolonger ma liberté de quelques jours, le temps qu’on m’envoie une nouvelle convocation me demandant de venir chercher, dans les cinq jours, un nouveau billet d’écrou. Mais je ne l’ai pas souhaité", nous explique-t-elle juste avant de se présenter à l’entrée de la prison. "Il faut en finir. Je suis résignée et épuisée. Depuis ma condamnation, trois ans se sont écoulés. Il faut que ça s’arrête."

Pour rappel, pour le meurtre de son mari en août 2013, perpétré à coups de couteau, cette mère de famille de 44 ans a été condamnée, en février 2017, à huit ans de prison.

Lors du procès, la légitime défense n’a pas pu être retenue bien que Mireille ait évoqué ses vingt-cinq années de violence conjugale. Par peur des représailles, Mireille De Lauw n’avait, il est vrai, jamais déposé de plainte.

Depuis, des demandes de grâce ont été introduites mais aucune n’a abouti.

Une pétition a été lancée par Betty Batoul, de l’association d’aide aux victimes "Succès". Cette pétition demande à ce que Mireille de Lauw bénéficie du bracelet électronique. "Non seulement elle ne présente aucun danger pour la société mais en plus, elle est malade et doit recevoir des soins. De plus, sa fille de 20 ans vit avec elle et est toujours aux études."

Si on tient compte de sa détention provisoire de quatre mois et de la libération conditionnelle au tiers de la peine, Mireille De Lauw pourrait sortir de prison dans 28 mois.

>>> Retrouvez la pétition "Il faut sauver Mireille" sur https://secure.avaaz.org