Faits divers

Un Tournaisien est alerté par des passants. La vitre arrière de son véhicule a explosé

HAINAUT Le 15 juillet, Olivier Hovine part chercher sa fille à la crèche. Alors que sa voiture est parquée devant le bâtiment, la vitre arrière de sa Citroën Berlingo, indépendante du coffre, éclate en mille morceaux.

Selon des passants, aucun individu n’était à proximité du véhicule lors de cette explosion. “La déflagration a été forte. Des morceaux de verre étaient éparpillés partout sur le trottoir. Fort heureusement, personne ne se trouvait à côté” , raconte M. Hovine.

Le propriétaire du véhicule a décidé de mener des recherches sur Internet. À sa grande surprise, cette mésaventure est arrivée à de nombreuses personnes. “Les témoignages affluent de jour en jour notamment de la part de Français. Voir que je ne suis pas le seul à avoir subi ce dommage me rassure” , souligne Olivier Hovine.

Et les réactions des personnes deviennent de plus en plus inquiétantes. “Hier matin, j’ai encore lu un témoignage d’une personne qui roulait à 50 km/h en pleine nuit lorsque la vitre arrière de sa Berlingo s’est brisée. Ici, un enfant de 18 mois était à bord.”

Le Tournaisien a donc décidé de lancer un site Internet afin d’interpeller la population. “J’ai créé un site Internet car il faut que Citroën réagisse. Ce genre d’explosion peut provoquer des lésions corporelles importantes.”

Un expert s’est rendu sur place afin d’examiner le véhicule. Selon lui, les vérins qui supportent les hayons sont trop solides et provoquent donc l’éclatement de la lunette arrière ouvrante. “Les conclusions de l’expert prouvent qu’il s’agit clairement d’un problème de construction. Aujourd’hui, j’attends toujours que ma voiture soit réparée” , explique M. Hovine.

Le problème ne s’arrêterait pas là puisqu’il toucherait également la marque de voitures Peugeot Partner (du groupe PSA Peugeot Citroën).

Du côté de Citroën, on semble relativiser les choses. Pour Luc Lion, porte-parole de Citroën Belgique, “le cas de M. Hovine est totalement réglé. Tout a été pris en charge. On ne peut jamais exclure à 100 % un incident” . Et il ajoute : “Je regrette que ce genre d’accident ait pu se produire. Aucune marque n’est à l’abri d’une défaillance.” La marque automobile française vend plus de 62.000 voitures par an dont 23 % de Berlingo. Si aujourd’hui les cas semblent limités, les personnes concernées souhaitent, elles, davantage de sécurité.



© La Dernière Heure 2011