Un vol de câble en cuivre paralyse le trafic ferroviaire entre Hal et Enghien

ENGHIEN Une sacrée pagaille a régné hier matin, en pleine heure de pointe, sur la ligne Tournai- Bruxelles. Sur la portion comprise entre Hal et Enghien, les trains ont accusé plus d'une heure de retard suite au vol d'un câble en cuivre d'une longueur de 300 mètres survenu durant la nuit, vers 1 h du matin, dans une sous-station électrique alimentant les passages à niveau et la signalisation.

Les passagers de la ligne 94 désireux de gagner la capitale ont dû s'armer de patience et changer de moyen de transport dans la cité d'Arenberg où la SNCB a fini par affréter des bus jusqu'à Hal, avant qu'un train n'assure la jonction jusqu'à la capitale.

Le trafic n'a repris normalement qu'en début d'après-midi. "Vu le nombre de voyageurs concernés (environ 4.000), les trains ont été détournés vers Grammont et Denderleeuw. Ce dispositif a été mis en place dès 5 h 30", assure Guy Bruylant, chef de zone de la gare enghiennoise.

Si certains ont pris ce contretemps avec philosophie, d'autres ont reproché à la SNCB un manque d'infos, d'autant que les écrans annonçant sur les quais les heures de départ et d'arrivée étaient en panne. "Je suis en colère contre ceux qui commettent de tels actes de sabotage. Il ne faut vraiment rien avoir dans la tête pour agir de la sorte", pestait Wendy. Levée depuis 6 h du matin, cette jeune étudiante a raté une journée d'école.

Travailleur de nuit employé dans une société d'informatique à Diegem, Ayamba était, lui aussi, éreinté par l'attente et le stress, tout en critiquant les responsables du chemin de fer : "À mes yeux, une grande société telle que la SNCB doit se montrer plus prévoyante en cas de pépin technique et engager des agents pour sécuriser les passages à niveau lorsqu'ils ne fonctionnent plus".

Face à ces délits, Infrabel, gestionnaire du rail belge, a décidé d'accroître les patrouilles de surveillance des voies ferrées tout en convainquant la justice d'alourdir les sanctions pénales. Les auteurs de tels méfaits encourent désormais de la prison ferme.



© La Dernière Heure 2007