Un lynchage qui fait croire à un règlement de comptes

LASNE Le cadavre d'un homme encore jeune a été trouvé dans un chemin de campagne de Plancenoit, près de Lasne samedi en tout début de matinée. Il portait des traces de graves mutilations qui font croire à un règlement de comptes. L'enquête s'avère difficile même si l'identité de l'intéressé qui n'est nullement connu de la justice a pu être établie et même si le GSM de ce dernier a été découvert à ses côtés.

Au stade actuel des investigations, il semble que la victime est âgée de 34 ans et habite Manage.

Le procureur du Roi de Nivelles, Jean Deprêtre, a tenu à préciser que l'intéressé n'avait pas encore été formellement identifié. Ce GSM sera d'ailleurs un élément déterminant qui permettra d'établir quels ont été les derniers contacts de la victime durant les heures qui ont précédé son lynchage.

De lynchage, on peut parler quand l'on examine les lésions corporelles qui ont généré le décès. Le Manageois gisait sur le dos quand il a été découvert par un promeneur matinal d'origine anglaise, samedi à 7 h. Il baignait dans son sang, la gorge tranchée et le crâne enfoncé par un objet contondant.

Les enquêteurs ont également mis à jour des traces de coups portés dans le dos. La sauvagerie synonyme d'acharnement caractérise les faits. Le procureur Jean Deprêtre n'a pas hésité à parler d'un `égorgement sauvage´.

Seul le règlement de comptes permet, au stade actuel de l'enquête, d'être pris en considération. La technique fait penser aux méthodes du milieu chinois.

A moins qu'il ne s'agisse de l'issue d'un différend familial au sein d'une caste. Le fait d'avoir laissé les pièces d'identité et le GSM sur le cadavre laisse à penser que la précipitation a caractérisé le lynchage.

Egorgé sur place

Le promeneur qui est tombé sur le cadavre dans ce chemin de Plancenoit qui aboutit sur la Nationale 5 en face de l'établissement La Belle Alliance. Il s'est précipité vers l'habitation la plus proche d'où l'occupante a appelé le 101. Ce dernier, croyant que les faits se situaient sur le territoire de la commune de Genappe, a avisé la police de Nivelles qui travaille en ZIP avec celle de Genappe. Elle s'est rendue sur place où elle a été rejointe par la police de Lasne.

Le parquet de Nivelles a à son tour été averti. La stagiaire judiciaire commissionnée Mme Sarah Goffin a requis la juge d'instruction Isabelle de Saedeleer.

Toutes deux se sont rendues sur les lieux du drame. Elles ont été rapidement rejointes par le médecin légiste, le docteur Dominique Bonbled et la police fédérale de l'arrondissement de Nivelles à savoir la police judiciaire et la BSR.

Il est d'ores et déjà établi que l'égorgement de la victime s'est produit dans le chemin de terre, les coups l'ayant été bien avant.

Une autopsie devait être assez rapidement pratiquée à la clinique de Braine-l'Alleud.