La relation entre les affaires Remacle et Toussaint a été confirmée par la justice, sans trop de précisions…

Si, ces derniers jours, c’est l’abbé Yvon Remacle, de Neupré, qui défraie la chronique pour des faits de pédophilie qui lui sont reprochés, à l’encontre d’un mineur de moins de seize ans, il est désormais avéré qu’il bénéficiait d’un complice.

Effectivement, il semblerait que l’abbé liégeois, incarcéré depuis le mois d’août à la prison de Tournai, et Yannick Toussaint se soient échangé des images à caractère pédopornographique. Une affaire qui fait grand bruit, lorsque l’on sait notamment le parcours de Yannick Toussaint.

Fort connu dans la région de Tournai et de Mons, l’homme est incarcéré depuis le mois de juin à la prison de Tournai, pour des affaires d’escroqueries.

Âgé de 41 ans, Yannick Toussaint était notamment le fondateur de l’association des Gilles de Tournai et était également fort impliqué au sein du ballet du Hainaut. En politique aussi, l’individu avait fait un essai lors d’une participation aux élections communales de 2006 avant d’être écarté des listes CDH en 2012. Enfin, l’homme était également professeur au sein du Sacré-Cœur de Mons.

"Par rapport à ces faits qui nous ont été communiqués par le procureur du Roi de Tournai, nous avons immédiatement pris une mesure de suspension provisoire dans le cadre du décret de l’enseignement libre, cette demande de suspension était basée sur le fait qu’il existait des poursuites pénales intentées à l’encontre de Monsieur Toussaint qui est professeur au Sacré-Cœur depuis 1996 où il enseignait le latin et le grec", déclarait un membre du PO du Sacré-Cœur de Mons à nos confrères de la RTBF.

Et ce dernier de conclure : "Déjà en 2012, l’école avait initié une procédure disciplinaire de démission d’office qui a fait l’objet d’une procédure de recours qui a finalement abouti à ce qu’il soit écarté de l’enseignement par le tribunal du travail, et ce, jusqu’à la rentrée de septembre 2014. L’école a donc été obligée, même si nous sommes en appel de cette décision qui n’est pas encore tranchée, de le réintégrer dans l’école à partir de la rentrée de septembre 2014."

De son côté, la justice n’est pas très loquace sur cette affaire. Le procureur du Roi de Mons, M. Henry, confirmait à demi-mot la relation entre l’affaire Remacle et l’affaire Toussaint. Des déclarations appuyées dans l’après-midi du côté du parquet de Tournai par le substitut du procureur du Roi, Frédéric Bariseau. "Nous pouvons effectivement confirmer qu’il y a bel et bien un lien entre ces deux affaires, sans pour autant en dire plus sur sa nature exacte. La juge d’instruction en charge de ce dossier ne souhaite pas donner plus d’informations pour le moment", commentait le substitut tournaisien.