Enfermé dans sa cellule de la prison de Bruges, Bernard Wesphael a beaucoup de temps pour la réflexion. Selon nos confrères de Sudpresse, il aurait ainsi en tête une nouvelle version des faits qui justifierait la mort de son épouse dans un hôtel à Ostende, le jeudi 31 octobre.

L'autopsie avait révélé une mort violente et des coups sur le corps de la victime. Les analyses avaient également montré que Véronique Pirotton était sous l'influence d'une dose excessive d'alcool (3 grammes par litre de sang). Ces données, Wesphael en tient compte dans sa nouvelle version. Selon le député, son épouse ne s'est peut-être pas suicidée (comme il l'affirmait jusqu'ici) mais elle a succombé à un coma éthylique.

La victime serait donc morte "toute seule". Une hypothèse plausible selon le médecin légiste Philippe Boxho de Liège, contacté par Sudpresse. "Si une victime tombe couchée sur le ventre, le sang se localise dans les parties basses (tête, cou). Il pourrait expliquer les marques bleues vues par la famille sur son cou et que l’on peut confondre avec des marques de strangulation."

Du côté de Me Moureau, avocat de la famille de Véronique Pirotton, on reste prudent. "Tant que la médecine légale ne nous aura pas dit officiellement la cause mécanique de la mort, on parle dans le vide…"