L'homme avait étranglé un chaton de onze semaines en direct, par webcam interposée, devant sa petite amie, propriétaire de l'animal, à qui il voulait faire comprendre qu'il en avait assez d'elle. L'individu ne s'est pas présenté au tribunal. L'homme était déjà soupçonné de maltraitance animale, toujours dans le cadre de cette relation sentimentale, qui aura duré deux ans au total. Il aurait ainsi maltraité six autres chatons, morts dans des circonstances suspectes. Des faits pour lesquels il n'a toutefois pas été jugé.

Après la mort des six autres animaux, la femme avait fait installer une webcam. Le 12 décembre 2019, le prévenu avait utilisé cette caméra pour commettre son acte brutal, en étranglant l'animal avant de le laisser tomber au sol. L'homme a expliqué avoir voulu montrer à quel point sa compagne le frustrait.

"Le fait est macabre et choquant. Le défendeur a fait preuve d'un manque total de respect pour la vie et le bien-être de l'animal. Les faits en disent long sur la façon dont l'homme est dans la vie. Sa personnalité est caractérisée par une agressivité incontrôlable", a estimé le tribunal.

Dans un autre dossier de maltraitance animale, toujours dans le Limbourg, un quinquagénaire originaire de Bilzen a écopé d'une amende de 3.200 euros pour avoir négligé 14 chevaux et poneys et un lapin entre le 1er janvier 2018 et le 19 février 2019.

Les animaux se trouvaient dans des étables sombres, sans eau ni nourriture. Leurs sabots étaient très longs et mal entretenus. La puanteur dans les écuries était très forte à cause des tas d'excréments dans lesquels les animaux devaient se tenir. A l'extérieur, deux cadavres de chevaux, morts de privation selon un vétérinaire, ont été retrouvés sous une toile.

L'homme condamné lundi ne pourra pas détenir d'animaux durant trois ans, a décidé le tribunal correctionnel de Hasselt.