Six semaines après la fin du procès de l’affaire dite Pauwels/Hakimi, le moment du verdict est arrivé. Le président Moulart prononcera son jugement dès 14 h dans l’ancienne salle de la cour d’assises à Mons. Plus question de louer le site de Mons Expo comme lors du procès qui a duré une semaine, à la mi-septembre.

Stéphane Pauwels sera donc enfin fixé sur son sort. Le magistrat fédéral Julien Moinil avait requis 5 ans et 4 mois de prison à son encontre. On peut s’attendre à un jugement plus léger, comme une peine de travail, à l’encontre de l’ex-vedette de la télévision. Mais aucune surprise n’est exclue même si on imagine mal le procureur fédéral réclamer l’arrestation immédiate de l’ancien présentateur des "Orages de la vie".

Ce qui semble déjà certain, c’est qu’il y aura appel, dans un sens ou dans l’autre. Un match retour semble en effet plus que prévisible dans ce dossier.

Que ce soit du côté du ministère public, des parties civiles ou de la défense, le jugement fera sans doute des mécontents qui opteront pour une contestation en justice et donc un appel, avec un nouveau procès à prévoir.

Dans cette affaire, on compte en effet pas moins de 32 prévenus, dont les plus connus sont Stéphane Pauwels suivi de Farid Hakimi, le boxeur professionnel présenté comme le cerveau des différentes attaques commises par la bande. Farid Hakimi contre qui le procureur fédéral a requis pas moins de 20 ans de prison.

L’enjeu du jugement prononcé ce vendredi est évidemment aussi celui de la recevabilité des poursuites. Rappelons que Sebastien Courtoy a, en raison du renvoi du chef d’enquête devant le tribunal correctionnel, réclamé l’acquittement de son client, Marwan Hammouda. "Il faut déclarer ces poursuites irrecevables et envoyer une onde de choc à ces autres petits Ludovic qui seraient tentés de penser qu’ils peuvent tout se permettre sous prétexte qu’ils portent un uniforme. C’est le signal que je vous demande de lancer", avait plaidé le pénaliste Courtoy.

On saura ce vendredi si l’argument a été retenu. On saura également quel sort va être réservé à Vanessa Colassin, l’ex de Stéphane Pauwels, qui n’est autre que l’ex-petite amie de la victime du home invasion de Lasne, seule attaque reprochée à l’ancien animateur télé. Celui-ci avait fondu en larmes à l’issue des débats : "Je veux juste vous dire que mon monde s’est écroulé et peut-être que je mérite cela comme certains disent parce que j’étais médiatisé. Que je me sois drogué, j’assume. Peut-être que j’ai attrapé la grosse tête, peut-être que je n’ai plus touché le sol, j’assume. C’est dur, je ne peux plus travailler. Je serai peut-être livreur de pizzas mais je paie déjà de ne plus travailler. C’est très dur. J’ai perdu ma dignité. Je voulais vous remercier quoi qu’il arrive parce que j’ai trouvé que ce procès a été mené avec beaucoup d’intelligence", avait terminé Stéphane Pauwels.