L’affaire Pauwels/Hakimi sera jugée à Charleroi. L’animateur risque la prison.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour qu’une date de procès soit fixée après l’audience de règlement de procédure de la chambre du conseil de lundi dernier dans l’affaire dite Pauwels/Hakimi.

La DH apprend que c’est déjà mercredi prochain, le 18 décembre donc, que le procès débutera. Et toujours selon nos infos, il n’aura pas lieu à Mons mais à Charleroi. Le procès est ainsi délocalisé.

La première audience consistera en une constitution de l’agenda, comme pour chaque procès, il s’agit d’une première audience d’introduction.

Pour rappel, 27 personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel dans cette vaste affaire de home invasions, dont l’ex-animateur télé, Stéphane Pauwels.

L’ancien animateur vedette de RTL est, comme nous vous l’annoncions en primeur en début de semaine, renvoyé devant le tribunal correctionnel pour toutes les charges qui pèsent contre lui. Le magistrat du parquet fédéral, Julien Moinil, avait réclamé dans son réquisitoire deux nouveaux chefs d’inculpation à l’encontre de l’ancien spécialiste foot de la chaîne privée belge.

Outre les chefs d’inculpation de coauteur et d’association de malfaiteurs, le magistrat précisait également dans son réquisitoire que Stéphane Pauwels devait être poursuivi devant la justice pour détention de cocaïne et tentative de faux en écriture. L’animateur aurait, pour rappel, tenté d’acheter le faux témoignage d’un des protagonistes du dossier. L’entrave à l’instruction est également retenue.

Stéphane Pauwels risque la prison

Le procès s’annonce long. Mercredi prochain, lors de la fixation du calendrier, les avocats pourront demander de déposer des conclusions. Avec le nombre de suspects renvoyés devant le tribunal, 27 au total, on peut s’attendre aux premiers débats sur le fond d’ici deux mois au minimum.

Stéphane Pauwels risque la prison. Il ne devra, pour sa part, s’expliquer que pour les faits survenus à Lasne, dans l’habitation de l’ex-petit ami de son ex-copine. Cette affaire, plus largement, concerne une longue série de home invasions, attaques violentes à domicile, perpétrés à divers endroits en Wallonie.

C’est en août 2018 que le nom de Stéphane Pauwels est arrivé dans ce dossier, jour de son arrestation, entraînant immédiatement sa suspension des antennes du groupe RTL en Belgique.