Faits divers

Le cas de Geoffrey fait inévitablement penser à d'autres petits bouts, victimes eux aussi de maltraitances


BRUXELLES Le cas de Geoffrey fait inévitablement penser à d'autres petits bouts, victimes eux aussi de maltraitances. Comme le petit Sullivan. Souvenez-vous, l'horreur éclatait à la rentrée scolaire 2003, rue Traversière, à Marchienne-au-Pont. Un lundi matin, les secours étaient appelés au domicile du petit Sullivan Vanderclause, un bébé de 18 mois, en train d'étouffer suite à un problème de déglutition. Soigné à même le chemin, l'enfant avait été transporté à l'hôpital dans un état critique. Là, les médecins avaient décelé les traces de deux anciennes fractures à l'occipital et à la cheville. Hélas, le petit était décédé des suites de son étouffement. Christel Parizel, la mère de l'enfant, avait tout d'abord reconnu les coups sur Sullivan, expliquant qu'il lui arrivait parfois de le secouer un peu fort. Tout cela parce qu'elle n'avait pas désiré cette grossesse. En insistant, les forces de l'ordre ont obtenu des aveux pires encore. La jeune femme, âgée de 21 ans, avoua avoir forcé son bébé à avaler deux tartines, tout en lui maintenant la tête.

Autre cas tout aussi dramatique : celui de la petite Jonalyn. Le jour de Noël 1998, une petite fille dans le coma est déposée dans une clinique à Cologne. Par des adultes qui s'empressent de filer. La Kriminal Polizei finit par établir que l'enfant, Jonalyn, 3 ans, née aux Philippines, a été recueillie en Belgique par des Bruxellois. Personne n'imaginait que Jonalyn survivrait aux tortures endurées pendant trois mois en Belgique : sans parler du climat de terreur (elle était enfermée dans un grenier obscur). De l'esprit de sel était versé goutte à goutte dans ses yeux, l'objectif n'étant pas seulement d'aveugler l'enfant, mais d'atteindre le cerveau en brûlant le nerf optique. La fillette a survécu à ces mauvais traitements.



© La Dernière Heure 2007