Faits divers

Amadou D., 20 ans, garde encore les séquelles de l’agression ultraviolente dont il a été victime, mardi dernier. Des traces de coups sur tout le corps, ainsi que plusieurs points de suture sur le crâne, témoin d’un coup de batte de base-ball. La cause ? Son refus de cautionner une pétition contre son professeur d’histoire.

Tout commence le lendemain des attaques de Paris contre les locaux de Charlie Hebdo, qui ont fait douze morts. Younes B., un étudiant de 6e technique automobile de l’athénée royal Leonardo da Vinci, à Anderlecht, lance en plein cours de français qu’il aimerait serrer la main des tueurs. Le lendemain, en cours d’histoire, l’enseignant fait valoir que des caricatures ne peuvent justifier des assassinats. Le même Younes B. ne supporte visiblement pas la chose et lance une pétition pour demander la démission de cet enseignant. Vingt élèves suivent ce cours. "18 élèves l’ont signée. Seuls moi et un ami ne l’avons pas fait. Je ne trouvais pas ça normal de dire ça", souffle Amadou. "Le lendemain, Younes est venu me harceler. Je lui ai dit que j’étais d’accord avec le prof d’histoire. Alors il m’a menacé et m’a demandé si je savais à qui je parlais."

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