L'un d'eux, Mike G., âgé de 24 ans, a reconnu qu'il avait voulu aider son épouse, incarcérée à la prison de Forest, à s'évader. Les deux autres soutiennent qu'ils n'étaient pas au courant des plans du premier.

Les trois suspects avaient rendez-vous le vendredi 25 septembre pour un vol en hélicoptère au-dessus de Bruxelles afin de prendre des photos aériennes. Alors que l'avion survolait le palais de justice de Bruxelles, les passagers ont soudainement sorti des armes factices d'airsoft. La pilote, une femme de 36 ans, a été menacée et contrainte de voler en direction de Berkendael, le quartier pour femmes de la prison de Forest, où la compagne de Mike G. est incarcérée car soupçonnée du meurtre de son ex-partenaire.

L'hélicoptère n'a toutefois pas pu se poser dans la cour et a dû mettre le cap sur Hélécine, dans le Brabant wallon. Là, les trois suspects sont sortis de l'hélicoptère et ont pris la fuite. La pilote a ensuite volé, accompagnée du soutien aérien de la police fédérale, en direction de l'aéroport de Melsbroek, où elle a été accueillie par la police et prise en charge par le service d'aide aux victimes.

La police judiciaire fédérale d'Anvers a pu interpeller Mike G. et son père adoptif le lendemain près de Bruxelles. Peu de temps après, les deux autres suspects - Dennis L. (22 ans) de Lanaken et Yenthe P. (18 ans) de Bilzen - ont également été interpellés dans le Limbourg.

Le juge d'instruction a décidé de libérer le père adoptif sous conditions. Les trois autres suspects ont été placés en détention pour vol avec violences en bande avec menace d'une arme, participation à une organisation criminelle, séquestration et tentative d'évasion.

"Mon client a admis qu'il voulait libérer sa femme de prison", a indiqué l'avocat de Mike G., Tom Van Overbeke. "Il se rend compte qu'il n'aurait pas dû faire cela. Une enquête plus approfondie devra démontrer avec exactitude comment se sont déroulés les événements et qui savait quoi, car il y a encore des contradictions à ce sujet."

Dennis L. a soutenu qu'il ne savait pas que Mike G. voulait libérer sa femme. "Il pensait vraiment que le vol en hélicoptère était destiné à prendre des photos aériennes. Il avait d'ailleurs un sac à dos avec du matériel photographique et il a pris plusieurs clichés", a déclaré Me Tim Smet.

Yenthe P. pensait également qu'il n'était question que de photos aériennes. "Il n'était pas au courant des véritables intentions. Mon client a lui-même été menacé avec une arme à bord de l'hélicoptère et forcé de participer. Il avait peur et est toujours sous le choc", a commenté l'avocate Julie Petersen.

En raison de la décision de la chambre du conseil, les trois suspects resteront en détention pendant au moins un mois. S'ils font appel, ils comparaîtront devant la chambre des mises en accusation d'Anvers dans les quinze jours.