Faits divers Une instruction judiciaire a été ouverte suite à une constitution de partie civile courant du mois de juin…

La famille de Soufiane Amghar, l’un des deux terroristes présumés abattus à Verviers en janvier 2015 par nos Unités spéciales, a décidé de porter plainte et se constituer partie civile auprès d’un juge d’instruction du chef de meurtre. Une information confirmée par l’avocate qui assure leur défense, Virginie Taelman.

"La famille souhaite qu’une enquête indépendante puisse être menée afin de faire toute la lumière sur le déroulement de l’intervention qui a coûté la vie à leur fils, leur frère", explique la pénaliste, Me Virginie Taelman.

"Lorsque l’on reprend ce qui a été dit par nos autorités judiciaires lors des différentes conférences de presse, des contradictions, des nébuleuses apparaissent et, depuis, c’est silence radio."

Autrement dit : la famille du présumé terroriste se demande notamment s’il a tenté ou pas de riposter lorsque les intervenants ont lancé l’assaut. Sachant qu’il n’y aurait des impacts de balles que dans un sens (soit des policiers vers les présumés terroristes) et non de part et d’autre. Celle-ci s’interroge également par exemple sur la nature du projet terroriste qui aurait été déjoué.

"Il s’agit de questions légitimes mais on ne souhaite pas rentrer dans les détails. Je peux juste vous confirmer que j’ai demandé un certain nombre de devoirs d’enquête afin de confirmer ou d’infirmer les doutes existants", poursuit Me Virginie Taelman.

"Quelles que soient les conclusions de cette enquête, la famille les acceptera et ça lui permettra de pouvoir tourner la page. Dans l’immédiat, elle ne souhaite cependant pas faire de déclarations afin que cette enquête puisse se dérouler de façon sereine."

Précédemment, à la mi-février, la famille de Soufiane Amghar était sortie de sa réserve pour se désoler de ne pas avoir été aidée par les policiers. Et de déclarer en substance : "Nous les avions appelés à l’aide en avril 2014 lorsqu’on suspectait qu’il était parti pour la Syrie. Ils nous avaient dit qu’ils nous tiendraient au courant. Et, puis, plus rien jusqu’à ce qu’ils nous annoncent son décès, trois jours après leur opération."

Rappelons enfin qu’une instruction judiciaire du même acabit est toujours en cours depuis mars 2013 suite à l’opération sur l’autoroute A 8 lors de laquelle le présumé terroriste Hakim Benladghem avait également été abattu par nos Unités spéciales.