Faits divers

En 2018, un peu moins de mille personnes, plus précisément 949, ont été portées disparues en Belgique. 

"Ces chiffres concernent les disparus traités par la cellule de la police fédérale. Il s’agit des disparitions inquiétantes, c’est-à-dire de celles de personnes dont la vie était en danger", souligne le commissaire David Rimaux de la police fédérale. Cette année, 411 dossiers de disparitions ont déjà été ouverts par la cellule des personnes disparues. La plupart de ces disparus sont des Belges. Onze dossiers ont également été ouverts pour des disparitions de Belges à l’étranger. "Parmi ces personnes, une grande partie a, bien évidemment, été retrouvée", souligne le commissaire Rimaux.

Les outils des enquêteurs évoluent, laissant un espoir plus important de voir aboutir les recherches. Depuis juillet 2018, les enquêteurs disposent d’une base de données ADN de personnes disparues. Depuis 2007, des traces ADN sont, en effet, relevées dans tous les cas de disparition. Du matériel de cas plus anciens peut aussi être ajouté à la base de données sur accord du parquet.

Fin août, cette banque de données avait permis une identification dans neuf dossiers depuis son lancement.

Septante-huit profils ADN ont été introduits dans le système en un an. L’objectif est de dépasser la barre des 300 d’ici cinq ans. Les neuf identifications réalisées jusqu’à présent constituent un succès plus important qu’attendu, au vu du faible nombre de profils actuellement recensés.