L’éditeur Casterman s’est dit favorable à l’insertion d’un encart dans l’œuvre d’Hergé.

L’éditeur des aventures de Tintin, Casterman, est favorable à l’insertion dans l’album Tintin au Congo d’un encart apportant des éléments de contexte sur la réalisation de l’œuvre d’Hergé au début des années 30 du siècle passé.

Samedi, le député bruxellois Kalvin Soiresse Njall s’étonnait, sur le plateau du JT de la RTBF, que Tintin au Congo ne réapparaisse pas dans l’actualité. Le parlementaire d’origine togolaise ne demande pas de supprimer l’album, ce qui serait "contre-productif" mais estime qu’il faut "absolument de la contextualisation à l’intérieur". "On ne comprend pas que dans les pays nordiques et les pays anglo-saxons, Moulinsart (la société gérant les droits de l’œuvre d’Hergé, NdlR) accepte cela" et pas en Belgique, soulignait-il.

Le député, fondateur du collectif Mémoire coloniale, estime que cela peut se faire par exemple en demandant à un dessinateur de réaliser "un dessin de mise en garde avec un petit texte" au début de la BD.

La maison Casterman, qui édite les albums du célèbre reporter, n’est pas opposée à l’idée. Le directeur Simon Casterman précisait déjà fin 2018, quelques semaines avant la sortie de la version recolorisée, que Casterman était favorable à l’ajout d’une note de contextualisation pour cet album. Il précisait cependant que "l’adjonction d’une note ou d’une préface de cette nature affecte le droit moral de l’auteur". En l’occurrence, un tel ajout ne relève donc pas uniquement des prérogatives de Casterman, mais bien également de celles de Mme Rodwell. Moulinsart ne faisait pas de commentaire dimanche.