Faits divers

Un papa a pu avoir des nouvelles de sa petite fille, qui a eu les deux jambes et un bras cassés

SIERRE Au fur et à mesure de cette matinée tragique, hier, les locaux de l’école Sint-Lambertus, à Heverlee, se remplissaient de parents plus hébétés et en pleurs les uns que les autres.

Si certains savaient leurs enfants en vie, d’autres n’étaient toujours pas fixés sur leur sort, au moment de prendre l’avion vers la Suisse, vers 13 h. “J’ai eu la chance d’avoir ma fille au téléphone l’espace de 5 minutes , nous dit Alexis. Elle était à l’hôpital et ne savait même pas quel ami ou amie était encore de ce monde. Elle s’en est sortie avec des membres cassés de partout… Deux jambes et un bras !”

Sa petite Sarah, très sportive, s’en remettra, il en est sûr. “Elle m’a décrit l’énorme boum, le bus éventré, les sièges qui volaient dans tous les sens… C’est horrible !” Un autre papa a appris que son fils a subi une opération durant la nuit. On ne peut imaginer les images qui défilent dans la tête dans de pareilles circonstances… Le nombre de victimes venant de cette école primaire du Brabant flamand est moindre qu’à Lommel. Tous les élèves étaient en effet assis à l’arrière du car.

17 blessés, 8 autres enfants dont l’état restait un mystère, et les décès des deux accompagnateurs adultes. Voici les chiffres dont disposaient la direction hier. Des photos ont été envoyées vers l’ambassade en Suisse pour permettre d’identifier le plus rapidement les corps… Mais des “problèmes de communication du côté des Affaires étrangères , pestait Louis Tobback, présent hier à Heverlee, ont ralenti le processus d’identification, allongeant l’inquiétude des parents”. Vers 11 h, ces derniers, accompagnés de l’un des directeurs, ont embarqué dans les bus De Lijn. Avant de s’envoler, vers 13 h, de la base de Melsbroek. Puis, à la sortie de l’école, les camarades d’école ont déposé des gerbes de fleurs et placardé des dessins en hommage aux victimes, dont Monique, l’accompagnatrice de 70 ans, ainsi que Maître Frank, leur “prof adoré” (voir page 5).

Quant au doyen de la paroisse, bouleversé, il préparait la confirmation de nombreuses victimes. “Toutes les larmes de mes yeux et de mon cœur rejoignent leur tristesse.” Tous se sont rendus à Louvain, hier soir, vers 20 h, à la veillée présidée par Mgr Léonard, pour soutenir, via la prière, les proches et les familles des victimes.



© La Dernière Heure 2012