Les assises de Namur examineront en particulier un meurtre commis en septembre 2004 avec une sauvagerie incroyable

NAMUR D'ici au mois de février 2008, il devait y avoir trois ou quatre cours d'assises à Namur. L'une d'entre elles viendra de la région de Namur, les deux autres de la région de Dinant (voir ci-dessous).

Pour l'affaire namuroise, la cour se penchera, début octobre, sur des faits commis le 29 septembre 2004. En ce mercredi en fin d'après-midi, vers 17 h 50, le service 100 reçoit un appel d'une personne qui affirme avoir tué quelqu'un.

Le parquet de Namur descend sur les lieux du crime, au numéro 35 de la rue Muzet. Le lieu des faits est un kot de l'immeuble où les enquêteurs découvrent, à côté du lit, le corps sans vie d'Alain Pauchet, 50 ans. À ses côtés, Françoise Hucorne, âgée de 49 ans, sa voisine. C'est elle qui a prévenu la police. Elle avoue être l'auteur de l'homicide. Lors de son interrogatoire par le juge d'instruction Philippe Olivier, Françoise expliquera qu'elle et la victime avaient entretenu une relation amoureuse. Au fil du temps, ce sentiment aurait évolué, se transformant en relation d'amour-haine.

Que se serait-il passé ? Peu avant 17 h 30, Alain serait rentré ivre et aurait menacé Françoise avec un couteau. En tentant de le désarmer, elle s'est blessée à la main. C'est alors qu'elle se serait emparée d'un couteau à steak. Elle aurait ensuite poignardé son ami jusqu'à ce qu'il arrête de bouger. L'autopsie pratiquée sur le corps de la victime révélera d'ailleurs une trentaine de coups de couteau : sur le bras, dans le cou, dans le dos, dans le ventre et dans le coeur. Si elle avoue avoir porté les coups, la prévenue ne reconnaît pas l'intention homicide. Ce sera au jury de faire toute la lumière sur le déroulement et les intentions des personnes au moment des faits.



© La Dernière Heure 2007