Karim (23 ans) abattu d'une balle dans la tête, en plein centre-ville

MOUSCRON Ce dimanche matin, la cité des Hurlus s'est réveillée avec une sévère gueule de bois. En effet, Karim Lounaci, un jeune Roubaisien né le 11 juillet 1978 a été abattu vers 5 h 30 par un ex-légionnaire tourquennois d'une balle dans la tête. Si la victime est décédée des suites de ses blessures dans la matinée, l'auteur des coups de feu a été interpellé dans les minutes qui ont suivi à Neuville-en-Ferrain (France) à bord d'une Opel Kadett, soit de l'autre côté de la frontière, par la police française. Le motif de ce meurtre? A la police de Mouscron, le commissaire Pascal De Lille qualifie le geste de totalement gratuit.

Les faits se sont donc déroulés aux petites heures, alors que Karim Lounaci et deux de ses copains étaient en goguette dans la cité des Hurlus. Repéré aux environs de la Grand-Place, tandis qu'il circulait à bord de sa Peugeot, par l'ex-légionnaire avec lequel il aurait eu des mots ces derniers jours, une course-poursuite dramatique s'est immédiatement engagée!

Un accident pas innocent

Elle se terminera à 300 m du centre, à la rue des Moulins, à proximité du carrefour dit de la Patte d'Oie. A cet endroit, l'Opel Kadett a percuté sciemment la Peugeot 206, à hauteur des feux de signalisation. Alors que Karim venait à peine de sortir de son auto, l'ancien légionnaire est sorti armé de son pistolet pour lui tirer une balle dans la tête, avant de prendre la fuite en direction de la frontière.

Une patrouille de policiers mouscronnois qui passait justement par là, alertée par les cris des deux amis de Karim, a immédiatement prévenu ses homologues français. Dans sa fuite, le meurtrier accrochera un autre véhicule. En voyant les policiers français, il s'est immédiatement rendu en essayant d'utiliser cet accident comme alibi. Les pandores ne se sont pas laissé abuser et ce Tourquennois a tout de suite été embarqué, ainsi que le passager qui l'accompagnait.

Dans la matinée, les policiers mouscronnois aidés des pompiers fouilleront tout le parc de Mouscron à la recherche du pistolet utilisé par le tueur. En effet, ce dernier se serait débarrassé de son arme à cet endroit. Malheureusement, la fouille ne donnera rien! Bien que les faits se soient produits en Belgique, les autorités judiciaires françaises sont désormais saisies de cette affaire, via le procureur de la République Jamain, puisque l'auteur et la victime sont de nationalité française.