Un juge a interdit l'expulsion d'un ressortissant algérien de 41 ans en séjour illégal en Belgique et surveillé par les services de renseignements pour des liens avec le terrorisme, affirment vendredi les journaux 'Het Laatste Nieuws' et 'De Morgen'. 

"C'est incompréhensible", a réagi le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), qualifiant cet Algérien d'"individu dangereux".

Selon les deux quotidiens, cet homme, identifié comme Mohamed B., est notamment connu des services de renseignements en raison de son épouse, de nationalité néerlandaise. Elle a été voici trois ans, alors qu'elle avait 24 ans, la première femme revenant de Syrie à avoir été arrêtée en Belgique. Elle avait été condamnée à une peine de prison et expulsée.

L'homme est détenu depuis deux mois au centre fermé de Vottem, près de Liège, en vue de son expulsion vers l'Algérie.

Selon 'Het Laatste Nieuws' et 'De Morgen', toute la procédure en vue de son expulsion a été suivie, l'Algérie ayant même délivré un laissez-passer pour permettre à B. de franchir les contrôles douaniers.

L'homme aurait dû être expulsé jeudi, mais il a introduit une requête unilatérale pour s'opposer auprès du tribunal de première instance de Liège en invoquant une maladie. Le juge lui a donné raison, contredisant deux décisions de justice précédentes, qui avaient autorisé l'expulsion, soulignent les journaux.

Le juge a également imposé une astreinte de 500 euros par jour à M. Francken si l'homme reste détenu.

Le secrétaire d'Etat a introduit une tierce opposition contre ce jugement.

"Cet homme aurait déjà dû être en Algérie, mais est en liberté en raison d'une décision de justice. C'est incompréhensible", a-t-il souligné.