Faits divers Bilan mitigé après un an de la phase test de cette arme.

Pistolet à impulsion électrique, le Taser est en phase test dans plus d’une dizaine de zones de police belges depuis près d’un an. Mais son utilisation divise toujours autant les forces de l’ordre. Au terme de cette année de test, un premier rapport intermédiaire sur ce projet pilote autorisé par le ministre de l’Intérieur, a d’ailleurs été réalisé par la commission permanente de la police locale. Verdict ? Un bilan plutôt mitigé, nous rapporte-t-on.

Utilisé au sein de la zone de police de Gaume l’été dernier, le pistolet à impulsion électrique avait servi à immobiliser un individu violent. Mais pour le SLFP Police, l’usage de cette arme ne doit certainement pas être généralisé tant qu’un flou juridique persiste autour d’elle. Et le flou se situe au niveau de l’usage individuel ou collectif de l’arme. En tant qu’arme individuelle, le Taser entre dans l’équipement graduel dont dispose un policier. À savoir, son pepper spray, sa matraque et son arme de poing. Un policier doit faire usage de l’un ou l’autre en fonction du niveau de menace qui se présente. Pas question d’utilisation disproportionnée d’un de ces outils. Le problème est qu’on ne sait pas où se situe le Taser, entre la matraque, le pepper spray ou l’arme de poing.

Un Taser qui, à ce stade du projet pilote, ne peut servir que dans des conditions strictement définies, notamment à l’encontre de personnes sous influence. "Mais différents rapports au niveau international démontrent qu’il est particulièrement dangereux de maîtriser des personnes droguées ou alcoolisées avec un pistolet à impulsion électrique", affirme le président du SLFP, Vincent Gilles, convaincu que selon les interprétations variables en fonction du parquet compétent, on pourrait un jour se situer face à un problème de responsabilité engagée du policier. "Il faut clarifier son utilisation. Sans cela, nous sommes contre. Et cela dans l’intérêt des policiers."