Faits divers Le jeune apprenti boulanger a été placé sous mandat d’arrêt ce vendredi…

"Nous sommes quatre frères et chacun aura sa mission. Je le jure par Allah que la France va se retirer de la coalition. Après ces événements, ils n’auront plus le choix. Les kouffars (NdlR : mécréants.) ne vont plus jamais se sentir bien dans ce pays. Faites attention à vous frères et sœurs car les choses vont s’accélérer", avait notamment écrit pas plus tard que mercredi sur Facebook Kamel G. moins de 48 h après les assassinats par un terroriste de deux policiers en France, tout en ne manquant pas de revendiquer aussi son allégeance à un émir de l’État islamique (EI).

Le jeune musulman pratiquant de 20 ans avait pour ce faire ouvert un compte sous le nom de guerre d’Abou Kamel Chahid et se présentait online comme un combattant de l’organisation terroriste EI.

Après ses premières menaces d’attentats, il s’était fendu une heure et demie plus tard d’un nouveau message, précisant cette fois les cibles et l’imminence de l’opération coordonnée soi-disant prévue pour ce jeudi : "Donc je poste ce dernier message pour vous demander une dernière fois des douas (NdlR : des invocations) . Et demain, évitez de prendre métro et train et évitez aussi les Champs-Élysées".

Dans la foulée de ses deux publications glaçantes qui avaient alerté nombre d’internautes et été relayées par les médias français, Kamel G. avait également prévenu que son profil serait désactivé à partir de 23 h, ce qui a bel et bien été le cas, mais cela n’a pas pour autant empêché les enquêteurs de le localiser.

Interpellé jeudi par les Unités Spéciales de la police fédérale à son domicile de Koekelberg, le présumé terroriste, qui tremblait comme une feuille, est un apprenti boulanger. Il a été placé sous mandat d’arrêt à l’issue de son audition chez le juge d’instruction. Il affirme avoir voulu faire "une blague" et nie donc avoir eu la moindre visée terroriste ! Contacté par La DH , son avocat, Me Guibert Debray, s’est refusé à tout commentaire.