Les deux comparses sont parvenus à s'introduire dans le cloud de la victime, y ont téléchargés des photos pour ensuite les partager avec d'autres via Facebook. La femme a également été interdite d'entrer en contact avec la victime. Les photos en question, en plus d'être publiées sur le célèbre réseau social, ont été envoyées aux beaux-enfants de la victime.

"Nous avons affaire ici à un exemple typique de revenge porn", avait déclaré la procureur Catherine Van de Heyning lors de l'audience du mois dernier. "Le partage de telles images peut engendrer un impact énorme, tant psychologique, professionnel que relationnel. Une victime sur deux d'un tel méfait éprouve d'ailleurs des pensées suicidaires."

"Cela s'est fait sur un coup de tête", a plaidé la défense de la prévenue. L'homme ne s'est lui pas présenté. Le motif serait le vol d'un vélo électrique.

L'homme a été condamné à dix mois de prison avec sursis. La femme écope de la même peine, mais avec un sursis probatoire. Il lui a également été interdit de contacter la victime et elle a été déchue de ses droits civils. Enfin, les deux doivent verser 1.100 euros de dommages et intérêts à la victime.