Faits divers La mystérieuse Melle C. a joué de malchance et a inquiété les polices belges et françaises des semaines durant.

Les révélations du Parisien, hier, risquent de faire sourire du côté de Marcinelle. Nos confrères français affirment en effet, citant une source proche de l’enquête, qu’une call-girl suspectée des mois durant de faire partie d’un commando-bis des attaques de Paris a été appelée, ce fameux 13 novembre par… l’antenne de la police fédérale de Marcinelle ! Plus fort: cette source indique qu’un employé administratif de ce commissariat cherchait à joindre la jeune femme après l’avoir rencontrée dans un train.

"Il avait été séduit par elle sans que l’on sache s’il avait connaissance de sa qualité", poursuit la source. Une cascade de hasards pour cette Melle C. Que la DH a cherché à joindre. Mais la jeune femme, une Bruxelloise, a souhaité ne pas répondre à nos questions, affirmant toutefois qu’elle n’était pas une call-girl. Les polices belges et françaises s’étaient longuement penchées sur le cas de cette jeune femme, très sérieusement soupçonnée de faire partie du commando du 13 novembre. Son gsm avait en effet été "borné" aux mêmes endroits et aux mêmes moments que les terroristes responsables du massacre (plus d'infos ici).

Contacté par la DH, le porte-parole du parquet fédéral, Eric Van der Sypt, a confirmé que cette piste était "considérée comme sérieuse, mais comme beaucoup d’autres. Nous avons finalement conclu qu’il n’y avait rien de suspect." En effet, après l’audition de la jeune femme et de l’ami qu’elle venait rejoindre à Paris, les enquêteurs ont conclu à une coïncidence incroyable, mais bien réelle.

Mais les péripéties de Melle C. ont permis à un autre acteur des attaques de Paris de voir ses charges allégées : il s’agit du fameux Jawad Bendaoud, dit le "logeur de Daech". En effet, tous deux étaient en contact téléphonique quelques jours avant le 13 novembre. Accréditant la thèse d’un lien entre Jawad et le commando. Il reste cependant poursuivi dans le cadre du volet français de l’enquête pour avoir logé les Molenbeekois Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh à Saint-Denis.